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        <title><![CDATA[ DU MÉTIER ]]></title>
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        <description><![CDATA[ DuMétier permet de mutualiser les connaissances, savoirs et retours d’expérience en vous proposant de partager des bonnes pratiques, et de retrouver en un seul « lieu », des tests produits, des publications, l’actualité du métier... ]]></description>
        <language>en</language>
        <pubDate>Mon, 19 Oct 2026 23:59:58 +0200</pubDate>

                    <item>
                <title><![CDATA[DUERP prêt-à-porter : les risques majeurs à évaluer]]></title>
                <link>https://www.dumetier.org/publications/duerp-pret-a-porter-les-risques-majeurs-a-evaluer</link>
                <description><![CDATA[ <a href="https://www.dumetier.org/publications/duerp-pret-a-porter-les-risques-majeurs-a-evaluer"><img src="https://www.dumetier.org/storage/book/2026/10/13/1791880172-evaluationrisquespretaporter.jpg" ></a></br><p>Un magasin de prêt-à-porter est un commerce dont les risques professionnels ont tendance à être sous-estimés, y compris par ceux qui y travaillent. À première vue, vendre des vêtements ne présente pas de danger particulier. Dans les faits, le personnel décharge et déplace des colis de marchandises, monte en hauteur pour attraper des références en réserve, reste debout durant toute la journée de travail en piétinant dans un espace restreint, fait face aux exigences et au mécontentement de la clientèle, etc. Tous ces risques doivent figurer dans le document unique, selon les articles L4121-3 et R4121-1 du Code du travail.</p><p><br></p><p><b>À partir de quand me faut-il un document unique pour mon magasin de prêt-à-porter ?</b></p><p><br></p><p>Dès qu'un magasin de prêt-à-porter emploie au minimum un salarié, et quel que soit son contrat de travail (CDI, CDD, temps partiel, alternance, stage hors stage d'observation), ce magasin doit posséder un document unique.</p><p><br></p><p>Depuis le 27 juin 2026, l'administration du travail peut prononcer une amende administrative de 4 000 euros maximum par salarié en l'absence de document unique au sein de l'entreprise. Sur le plan pénal, l'article R4741-1 du Code du travail prévoit également une contravention de 5e classe pouvant aller jusqu'à 1 500 € pour une personne physique, et jusqu'à 3 000 € en cas de récidive.</p><p><br></p><p><b>Les deux risques majeurs du métier de vendeur en prêt-à-porter</b></p><p><br></p><p>Les troubles musculosquelettiques sont les risques professionnels les plus importants du travail en magasin de prêt-à-porter. Ils sont pourtant issus de gestes du quotidien : porter un carton de vêtements, attraper une référence sur une étagère en hauteur, rester debout derrière un comptoir... C'est la raison pour laquelle ces situations de travail ne sont parfois pas identifiées comme des dangers à part entière. Ce sont donc bien les gestes ordinaires du métier qui coûtent le plus cher du point de vue de l'accidentologie.</p><p><br></p><p>Ce sont deux risques qui tendent à ne pas être pris suffisamment en compte au sein du métier, parce qu'ils ne laissent pas de trace : les remarques désobligeantes et les comportements indésirables des clients ne laissent ni plaie ni fracture, mais ils usent durablement le psychisme des salariés qui y sont confrontés, en particulier quand ces situations se répètent. Les situations à l'origine de ces tensions sont assez bien identifiées. Le refus d'un échange (ex : article abîmé) ou d'un remboursement en premier lieu. Vient ensuite un désaccord sur un prix ou sur une promotion que le client n'a pas comprise. Enfin, le temps d'attente pour accéder aux cabines d'essayage ou à l'encaissement lors des périodes de forte affluence. À cela s'ajoute une situation heureusement plus rare mais plus difficile à gérer : l'interpellation d'une personne pour vol dans le magasin.</p><p><br></p><p>Quelques chiffres (commerce de détail non alimentaire, INRS ED 6437, données de la Cnam) :</p><p>- Plus d'un million de journées de travail perdues par an.</p><p>- 68 jours d'arrêt en moyenne par accident du travail.</p><p>- 332 jours d'arrêt en moyenne par maladie professionnelle, soit près d'une année de travail entière.</p><p>- 54 % des accidents sont liés à des manutentions manuelles, et 16 % à des chutes.</p><p><br></p><p><b>Les unités de travail</b></p><p><br></p><p>Pour un magasin de prêt-à-porter, nous retenons quatre unités de travail, pour un total de 20 situations à risque : la réception et le stockage des marchandises, la vente à la clientèle, la retouche de vêtements et les locaux du magasin.</p><p><br></p><p><b>Les équipements de protection collective adaptés :</b></p><p><br></p><p>Parmi les EPC existants et qui permettent de se protéger efficacement des risques en magasin de prêt-à-porter, on retrouve notamment :</p><p>- Des aides à la manutention adaptées (ex : diable, chariot, table ou roll) pour la réception des livraisons et le réassort des rayons.</p><p>- Un moyen d'accès en hauteur sécurisé et conforme (ex : escabeau, marchepied), en proscrivant l'usage de mobilier conventionnel (chaise, tabouret, mobilier du magasin) pour monter en hauteur.</p><p>- Des cutters de sécurité à lame rétractable, en nombre suffisant pour tout le personnel et maintenus en bon état.</p><p>- Un rangement organisé : les articles lourds et souvent sollicités à hauteur d'homme, les articles les plus légers et les moins demandés dans les rangements en hauteur ou dans les rangements les plus bas, des voies de passage maintenues dégagées.</p><p>- Des sièges assis-debout à l'encaissement, des tapis anti-fatigue aux postes fixes, ainsi qu'un espace pause permettant de s'asseoir.</p><p>- Un moyen d'alerte accessible depuis le poste d'encaissement, et une ouverture / fermeture du magasin à plusieurs.</p><p><br></p><p><b>Les équipements de protection individuelle adaptés :</b></p><p><br></p><p>Parmi les EPI existants et qui permettent de se protéger efficacement des risques en magasin de prêt-à-porter, on retrouve notamment :</p><p>- Des chaussures fermées, antidérapantes, confortables et à semelle amortissante, la station debout prolongée étant une contrainte majeure au sein du métier.</p><p>- Des protège-doigts de couture pour les retouches (s'il y en a), ainsi qu'un dé à coudre pour les finitions à la main.</p><p>- Des gants de protection contre les risques mécaniques (Type EN388) pour la manutention des colis et leur ouverture / déballage.</p><p><br></p><p>Le détail approfondi des risques par unité de travail (réception et stockage, vente à la clientèle, retouche, locaux du magasin) ainsi que les images d'exemples de document unique pour magasin de prêt-à-porter sont disponibles dans la version complète de cet article sur notre page : <a href="https://www.document-unique-facile.com/document-unique-magasin-pret-a-porter-guide-et-modele-a-telecharger" target="_blank">https://www.document-unique-facile.com/document-unique-magasin-pret-a-porter-guide-et-modele-a-telecharger</a></p> ]]></description>
                                    <category>Entrepreneuriat</category>
                                    <category>Création</category>
                                    <category>Textiles et matériaux souples</category>
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                <pubDate>Tue, 13 Oct 2026 10:29:32 +0200</pubDate>
            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[DUERP ambulancier : les risques majeurs à évaluer]]></title>
                <link>https://www.dumetier.org/publications/duerp-ambulancier-les-risques-majeurs-a-evaluer</link>
                <description><![CDATA[ <a href="https://www.dumetier.org/publications/duerp-ambulancier-les-risques-majeurs-a-evaluer"><img src="https://www.dumetier.org/storage/book/2026/10/13/1791880292-evaluationrisquesambulancier.jpg" ></a></br><p>Une société d'ambulance exerce un métier à double visage : celui du transport, avec la conduite d'ambulance sur voie publique, et celui du soin, avec la prise en charge de personnes malades ou blessées. Les ambulanciers portent et installent dans l'ambulance des patients qui ne peuvent pas le faire par eux-mêmes, doivent souvent conduire dans l'urgence, sont exposés au sang et aux liquides biologiques des personnes, doivent nettoyer / désinfecter leur véhicule, mais aussi rassurer des familles inquiètes, tranquilliser des patients agités, etc. Tous ces risques doivent figurer dans le document unique, selon les articles L4121-3 et R4121-1 du Code du travail.</p><p><br></p><p><b>À partir de quand me faut-il un document unique pour ma société d'ambulance ?</b></p><p><br></p><p>Dès qu'une société d'ambulance emploie au minimum un salarié, et quel que soit son contrat de travail (CDI, CDD, alternance, stage hors stage d'observation), cette entreprise doit posséder un document unique.</p><p><br></p><p>Depuis le 27 juin 2026, l'administration du travail peut prononcer une amende administrative de 4 000 euros maximum par salarié en l'absence de document unique au sein de l'entreprise. Sur le plan pénal, l'article R4741-1 du Code du travail prévoit également une contravention de 5e classe pouvant aller jusqu'à 1 500 € pour une personne physique, et jusqu'à 3 000 € en cas de récidive.</p><p><br></p><p><b>Les deux risques majeurs du métier d'ambulancier</b></p><p><br></p><p>La manutention de patients est le premier danger du métier d'ambulancier, et de très loin. Ce qui distingue les manutentions dans le domaine du transport sanitaire des autres métiers tient en trois points. D'abord, la charge est humaine : elle bouge, elle peut opposer de la résistance, se crisper, voire perdre connaissance en cours de déplacement. Ensuite, elle ne peut pas être posée au sol le temps de trouver une meilleure prise, contrairement à un objet inerte. Enfin, l'ambulancier travaille dans un environnement qu'il découvre à peine et donc qu'il ne maîtrise pas (ex : escalier en colimaçon, ascenseur trop petit pour un brancard, maison encombrée, salle de bains ou toilettes exiguës, etc.).</p><p><br></p><p>Un ambulancier termine une intervention éprouvante, puis repart sur une autre comme si de rien n'était. Mais à force de côtoyer des patients en souffrance, voire la mort, les équipes accumulent une usure psychologique qui peut ne même pas transparaître. Un mécanisme propre aux métiers du soin et du secours permet en partie d'expliquer cela : le stress compassionnel, appelé aussi stress vicariant. Il désigne l'usure provoquée par l'exposition répétée à la souffrance d'autrui.</p><p><br></p><p>Quelques chiffres (transport sanitaire, selon l'Assurance Maladie) :</p><p>- 66 % des accidents du travail sont liés aux manutentions manuelles, l'un des taux les plus élevés du monde du travail, tous secteurs d'activité confondus.</p><p>- Le dos est touché dans presque la moitié des cas.</p><p>- Près de 380 000 journées de travail perdues par an dans la profession.</p><p><br></p><p><b>Les unités de travail</b></p><p><br></p><p>Pour une société d'ambulance, nous retenons trois unités de travail, pour un total de 18 situations à risque : le secours aux personnes, la conduite du véhicule et l'environnement de travail.</p><p><br></p><p><b>Les équipements de protection collective adaptés :</b></p><p><br></p><p>Parmi les EPC existants et qui permettent de se protéger efficacement des risques pour les ambulanciers, on retrouve notamment :</p><p>- Un brancard à assistance électrique et une chaise portoir électrique pour escaliers, qui suppriment l'effort sur les deux gestes les plus à risque du métier.</p><p>- Un jeu d'aides techniques au transfert dans chaque véhicule d'intervention (ex : drap de transfert, sangle de rehaussement, ceinture de transfert, sangle de positionnement).</p><p>- Une procédure de prise d'appel permettant de recueillir les informations utiles avant le départ (ex : état et corpulence du patient, étage, présence de marches / d'un ascenseur, personnes présentes sur place).</p><p>- Un protocole AES écrit et affiché dans chaque véhicule, indiquant la conduite à tenir et le service à contacter, ainsi qu'un kit de premiers soins dédié.</p><p>- Des collecteurs pour objets piquants / coupants fixés dans la cellule sanitaire, et une procédure d'élimination des déchets d'activités de soins à risque infectieux - DASRI.</p><p>- Une organisation du travail encadrant les gardes et les temps de repos, ainsi qu'une règle explicite de demande de renfort pour les manutentions difficiles.</p><p><br></p><p><b>Les équipements de protection individuelle adaptés :</b></p><p><br></p><p>Parmi les EPI existants et qui permettent de se protéger efficacement des risques pour les ambulanciers, on retrouve notamment :</p><p>- Des gants de protection contre les micro-organismes (Type EN ISO 374-5), à usage unique, portés lors de toute prise en charge de patient et pour la désinfection du véhicule.</p><p>- Un masque de protection respiratoire FFP2 (norme EN 149) pour les patients présentant un risque infectieux respiratoire, et des lunettes de protection contre les projections (Type EN166).</p><p>- Des gants de protection contre les risques chimiques (Type EN ISO 374) pour la manipulation des détergents et désinfectants concentrés.</p><p>- Des chaussures fermées, à semelle antidérapante, adaptées aux terrains variés rencontrés en intervention (Type EN ISO 20345).</p><p>- Des vêtements de haute visibilité (Type EN ISO 20471) pour les interventions en bordure de voirie, ainsi qu'une tenue de travail entretenue par la société d'ambulance, qu'il sera interdit au salarié de ramener à son domicile.</p><p><br></p><p>Le détail approfondi des risques par unité de travail (secours aux personnes, conduite du véhicule, environnement de travail) ainsi que les images d'exemples de document unique pour ambulancier sont disponibles dans la version complète de cet article sur notre page : <a href="https://www.document-unique-facile.com/document-unique-ambulancier-guide-et-modele-a-telecharger" target="_blank">https://www.document-unique-facile.com/document-unique-ambulancier-guide-et-modele-a-telecharger</a></p> ]]></description>
                                    <category>Entrepreneuriat</category>
                                    <category>Création</category>
                                    <category>Technologies de l’industrie</category>
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                <pubDate>Tue, 13 Oct 2026 10:31:32 +0200</pubDate>
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                    <item>
                <title><![CDATA[DUERP serrurier métallier : les risques majeurs à évaluer]]></title>
                <link>https://www.dumetier.org/publications/duerp-serrurier-metallier-les-risques-majeurs-a-evaluer</link>
                <description><![CDATA[ <a href="https://www.dumetier.org/publications/duerp-serrurier-metallier-les-risques-majeurs-a-evaluer"><img src="https://www.dumetier.org/storage/book/2026/10/13/1791880392-evaluationrisquesserruriermetallier.jpg" ></a></br><p>Le métal est une matière lourde, coupante, et qui peut brûler quand on la travaille. Garde-corps, portails, escaliers, verrières, huisseries : chaque ouvrage fabriqué par le serrurier métallier nécessite que la matière première passe par des machines-outils à fort pouvoir de coupe, puis qu'elle soit soudée, avant d'être finalement posée. Les serruriers métalliers cumulent donc les dangers du travail en atelier de production et ceux du bâtiment : risques de coupures voire d'amputations, projections sur le corps et le visage (ex : morceaux de métal, étincelles), fumées de soudure, bruit de plus de 100 décibels, manutentions de pièces lourdes, travail en hauteur possible lors de l'installation, etc. Tous ces risques doivent figurer dans le document unique, selon les articles L4121-3 et R4121-1 du Code du travail.</p><p><br></p><p><b>À partir de quand me faut-il un document unique pour mon entreprise de serrurerie métallerie ?</b></p><p><br></p><p>Dès qu'une entreprise de serrurerie métallerie emploie un salarié minimum, et quel que soit son contrat de travail (CDI, CDD, intérim, apprentissage, stage hors stage d'observation), elle doit posséder un document unique.</p><p><br></p><p>Depuis le 27 juin 2026, l'administration du travail peut prononcer une amende administrative de 4 000 euros maximum par salarié en l'absence de document unique au sein de l'entreprise. Sur le plan pénal, l'article R4741-1 du Code du travail prévoit également une contravention de 5e classe pouvant aller jusqu'à 1 500 € pour une personne physique, et jusqu'à 3 000 € en cas de récidive.</p><p><br></p><p><b>Les deux risques majeurs du métier de serrurier métallier</b></p><p><br></p><p>C'est le danger le plus brutal du métier de serrurier métallier, et ses conséquences sont souvent irréversibles : les machines à travailler le métal ne laissent aucun délai d'ajustement entre le mauvais geste et la blessure. Les risques ne se limitent pas à la coupe. Ils sont tout d'abord présents en production, lorsque la main approche l'outil pour maintenir ou guider la pièce. Puis lors des réglages, lors du changement d'une lame, d'un disque ou d'une fraise. Et enfin, lors du nettoyage et de la maintenance, lorsque la machine est à l'arrêt, mais que l'outil reste tranchant.</p><p><br></p><p>C'est le danger le plus grave du métier à long terme, et celui que l'on laisse le plus facilement de côté : les fumées de soudage ne provoquent aucune douleur, mais elles sont cancérogènes pour l'homme et les dommages se déclarent des années après l'exposition. L'INRS indique que le Centre international de recherche sur le cancer les classait dans le groupe des cancérogènes possibles (2B) depuis 1990, avant de les reclasser en 2017 dans le groupe des agents cancérogènes pour l'homme (groupe 1). Elles ne sont cependant pas classées comme telles par l'Union européenne, ce qui explique qu'elles n'entrent pas automatiquement dans le régime des agents cancérogènes du Code du travail. Plusieurs de leurs constituants le sont en revanche (ex : chrome hexavalent, nickel, béryllium). L'Anses a donc proposé d'inscrire les travaux exposant aux fumées de soudage à la liste des procédés cancérogènes.</p><p><br></p><p><b>Les unités de travail</b></p><p><br></p><p>Pour un serrurier métallier, nous retenons quatre unités de travail, pour un total de 45 situations à risque : le travail de serrurier métallier (fabrication en atelier et pose sur chantier), le commercial, l'administratif et l'environnement de travail.</p><p><br></p><p><b>Les équipements de protection collective adaptés :</b></p><p><br></p><p>Parmi les EPC existants et qui permettent de se protéger efficacement des risques en serrurerie métallerie, on retrouve notamment :</p><p>- Une aspiration localisée à chaque poste de soudage (ex : bras aspirant articulé, torche aspirante, table aspirante), voire une cabine de soudage ventilée si les locaux et les pièces le permettent.</p><p>- Une ventilation générale de l'atelier dimensionnée convenablement, avec entretien régulier des gaines et des filtres.</p><p>- Des carters de protection conformes sur toutes les machines-outils, complétés de dispositifs de sécurité pour chaque machine (ex : poussoir, bride de maintien, gabarit, sabot de disque).</p><p>- Des dispositifs d'arrêt d'urgence accessibles rapidement et à une main sur le devant de chaque machine fixe, ainsi que des moyens de consignation permettant de mettre la machine hors tension avant toute intervention.</p><p>- Des écrans ou rideaux de soudage entourant les postes de soudure, afin de protéger l'ensemble de l'atelier des rayonnements des postes à souder.</p><p>- Des moyens de manutention mécaniques pour les profilés, les tôles et les ouvrages finis (ex : palan, pont roulant, table élévatrice, ventouses de levage, chariot à tôles), avec passage de vérification périodique.</p><p>- Un stockage sécurisé des bouteilles de gaz, arrimées verticalement, à l'écart de toute source de chaleur, ainsi qu'un local ventilé pour les peintures, décapants et solvants.</p><p><br></p><p><b>Les équipements de protection individuelle adaptés :</b></p><p><br></p><p>Parmi les EPI existants et qui permettent de se protéger efficacement des risques en serrurerie métallerie, on retrouve notamment :</p><p>- Pour le soudage : un masque de soudage à obscurcissement automatique, une veste et un tablier de soudeur ignifugés, des guêtres, ainsi que des gants de soudeur contre les risques thermiques (Type EN 12477).</p><p>- Contre les projections : des lunettes de protection ou un écran facial (Type EN166), à porter dès qu'une machine est en fonctionnement, y compris par les personnes présentes à proximité.</p><p>- Contre le bruit : des protections auditives (Type EN352) de divers types (ex : casque antibruit, bouchons d'oreilles, arceau).</p><p>- Contre les coupures : des gants de protection contre les risques mécaniques (Type EN388) pour la manutention des tôles et le travail avec les outils à main (le port de gants reste proscrit sur les machines tournantes du fait des risques de happement).</p><p>- Contre les chutes d'objets et les écrasements : des chaussures de sécurité à embout de protection et semelle anti-perforation (Type EN ISO 20345).</p><p>- Pour les fumées : un appareil de protection respiratoire à ventilation assistée pour les opérations de soudage les plus émettrices.</p><p>- Pour la pose sur chantier : un casque de protection ou une casquette coquée (Type EN 812), des vêtements de haute visibilité (Type EN ISO 20471), ainsi qu'un harnais antichute (Type EN 361), un stop chute et une longe à utiliser sur un point d'ancrage ou une ligne de vie si aucune protection collective n'existe.</p><p><br></p><p>Le détail approfondi des risques par unité de travail (fabrication et pose, commercial, administratif, environnement de travail) ainsi que les images d'exemples de document unique pour serrurier métallier sont disponibles dans la version complète de cet article sur notre page : <a href="https://www.document-unique-facile.com/document-unique-serrurier-metallier-guide-et-modele-a-telecharger" target="_blank">https://www.document-unique-facile.com/document-unique-serrurier-metallier-guide-et-modele-a-telecharger</a></p> ]]></description>
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                                    <category>Création</category>
                                    <category>Bâtiment et aménagement</category>
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                <pubDate>Tue, 13 Oct 2026 10:33:12 +0200</pubDate>
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                    <item>
                <title><![CDATA[DUERP agence de communication : les risques à évaluer]]></title>
                <link>https://www.dumetier.org/publications/duerp-agence-de-communication-les-risques-a-evaluer</link>
                <description><![CDATA[ <a href="https://www.dumetier.org/publications/duerp-agence-de-communication-les-risques-a-evaluer"><img src="https://www.dumetier.org/storage/book/2026/10/13/1791880473-evaluationrisquesagencecommunication.jpg" ></a></br><p>Une agence de communication est une entreprise dont les dangers ne se voient pas. Aucune machine dangereuse, aucun produit chimique à utiliser, aucune charge lourde à manutentionner : les salariés y travaillent assis, devant un écran, dans des locaux chauffés l'hiver, voire climatisés l'été. Pourtant, les dangers existent bel et bien : position assise prolongée, travail sur écran quasi permanent, stress managérial, délais vis-à-vis des clients à respecter, sollicitations en dehors des heures de travail, etc. Tous ces risques doivent figurer dans le document unique, selon les articles L4121-3 et R4121-1 du Code du travail.</p><p><br></p><p><b>À partir de quand me faut-il un document unique pour mon agence de communication ?</b></p><p><br></p><p>Dès qu'une agence de communication emploie un salarié minimum, et quel que soit son contrat de travail (CDI, CDD, alternance, stage hors stage d'observation), elle doit posséder un document unique.</p><p><br></p><p>Depuis le 27 juin 2026, l'administration du travail peut prononcer une amende administrative de 4 000 euros maximum par salarié en l'absence de document unique au sein de l'entreprise. Sur le plan pénal, l'article R4741-1 du Code du travail prévoit également une contravention de 5e classe pouvant aller jusqu'à 1 500 € pour une personne physique, et jusqu'à 3 000 € en cas de récidive.</p><p><br></p><p><b>Les deux risques majeurs des métiers de l'agence de communication</b></p><p><br></p><p>Ce sont des risques quotidiens liés au travail en agence de communication : les dommages liés au travail sur écran, ou encore à la position assise prolongée, finissent par toucher la totalité des personnes qui travaillent de manière sédentaire, et ce durant plusieurs années d'affilée. La différence avec la plupart des autres métiers de bureau tient au fait qu'ici, l'écran n'est pas un outil parmi d'autres : c'est l'outil de production en lui-même. Un graphiste, un développeur, y passe la quasi-totalité de ses journées de travail, en utilisant souvent plusieurs écrans à la fois. Le travail sur écran fait d'ailleurs l'objet d'un cadre réglementaire spécifique : articles R.4542-1 et suivants du Code du travail. Il impose notamment à l'employeur d'analyser les postes de travail, de prévoir des pauses ou des changements d'activité réduisant le temps passé sur écran, et d'assurer aux salariés concernés une surveillance appropriée de leurs yeux et de leur vue.</p><p><br></p><p>Les équipes travaillent avec une double contrainte, celle du délai fixé par le client, et celle de l'exigence créative. Cette double contrainte est à la racine de nombreux risques psychosociaux rencontrés en agence de communication. L'INRS regroupe les facteurs de risques psychosociaux en six catégories, issues des travaux d'un collège d'experts : l'intensité et le temps de travail, les exigences émotionnelles, l'autonomie insuffisante, la mauvaise qualité des rapports sociaux au travail, les conflits de valeurs et l'insécurité de la situation de travail.</p><p><br></p><p>Quelques chiffres :</p><p>- D'après l'enquête Conditions de travail de la DARES rapportée par l'INRS, 71 % des salariés français étaient utilisateurs de postes informatiques.</p><p>- Cette proportion atteignait 98,8 % chez les cadres et professions intellectuelles supérieures.</p><p><br></p><p><b>Les unités de travail</b></p><p><br></p><p>Pour une agence de communication, nous retenons quatre unités de travail, pour un total de 28 situations à risque : le secrétariat et les ressources humaines, les développeurs et graphistes, la gestion de projet et le commercial, et enfin le contact clientèle.</p><p><br></p><p><b>Les équipements de protection collective adaptés :</b></p><p><br></p><p>Parmi les EPC existants et qui permettent de se protéger efficacement des risques en agence de communication, on retrouve notamment :</p><p>- Un poste de travail entièrement réglable pour chaque salarié : siège de bureau à hauteur réglable, accoudoirs réglables, soutien lombaire ajustable, et repose-pieds lorsque les pieds ne reposent pas à plat au sol.</p><p>- Un écran de taille et de définition adaptées à l'usage du poste de travail, positionné à bonne distance et dont le haut se situe au niveau des yeux, avec un bras support permettant un réglage individuel.</p><p>- Des périphériques ergonomiques pour certains (ex : souris verticale, trackball, tablette graphique, repose-poignets, clavier d'appoint pour les ordinateurs portables).</p><p>- Un traitement acoustique des espaces ouverts (ex : panneaux absorbants, cloisonnettes, zone dédiée aux appels téléphoniques, salle de réunion fermée) afin de diminuer les sons ambiants et préserver la capacité de concentration de chacun.</p><p>- Une charte du droit à la déconnexion, ainsi que des règles écrites sur les plages de sollicitation et sur les délais de réponse attendus.</p><p>- Un espace de pause séparé des postes de travail, permettant de faire une véritable coupure au cours de la journée de travail.</p><p><br></p><p><b>Les équipements de protection individuelle adaptés :</b></p><p><br></p><p>Parmi les EPI existants et qui permettent de se protéger efficacement des risques en agence de communication, on retrouve notamment :</p><p>- Un casque à réduction de bruit pour les postes installés en espace ouvert, pour se couper du bruit des autres.</p><p>- Des lunettes de travail sur écran pour certains salariés, si le médecin du travail le juge nécessaire suite à un examen de la vue.</p><p><br></p><p>Le détail approfondi des risques par unité de travail (secrétariat / RH, développeurs / graphistes, gestion de projet / commercial, contact clientèle) ainsi que les images d'exemples de document unique pour agence de communication sont disponibles dans la version complète de cet article sur notre page : <a href="https://www.document-unique-facile.com/document-unique-agence-communication-guide-et-modele-a-telecharger" target="_blank">https://www.document-unique-facile.com/document-unique-agence-communication-guide-et-modele-a-telecharger</a></p><p><br></p> ]]></description>
                                    <category>Entrepreneuriat</category>
                                    <category>Création</category>
                                    <category>Technologies de l’industrie</category>
                                <guid>https://www.dumetier.org/publications/duerp-agence-de-communication-les-risques-a-evaluer</guid>
                <pubDate>Tue, 13 Oct 2026 10:34:33 +0200</pubDate>
            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[DUERP station-service : les risques majeurs à évaluer]]></title>
                <link>https://www.dumetier.org/publications/duerp-station-service-les-risques-majeurs-a-evaluer</link>
                <description><![CDATA[ <a href="https://www.dumetier.org/publications/duerp-station-service-les-risques-majeurs-a-evaluer"><img src="https://www.dumetier.org/storage/book/2026/10/13/1791880653-evaluationrisquesstationservice.jpg" ></a></br><p>Le métier d'employé de station-service réunit des facteurs de risques que l'on retrouve rarement ailleurs : des carburants classés cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques (CMR), une zone de distribution traversée en permanence par des véhicules, et des vapeurs d'hydrocarbures pouvant former des atmosphères explosives. À ces expositions s'ajoutent les chutes de plain-pied sur sols gras. Tous ces risques doivent figurer dans le document unique, selon les articles L4121-3 et R4121-1 du Code du travail.</p><p><br></p><p><b>À partir de quand me faut-il un document unique pour ma station-service ?</b></p><p><br></p><p>Dès qu'une station-service emploie au moins un salarié, et quel que soit son contrat de travail (CDI, CDD, apprentissage, intérim), le gérant de cette station-service doit avoir un document unique.</p><p><br></p><p>Depuis le 27 juin 2026, l'administration du travail peut prononcer une amende administrative de 4 000 euros maximum par salarié en l'absence de document unique au sein de l'entreprise. Sur le plan pénal, l'article R4741-1 du Code du travail prévoit également une contravention de 5e classe pouvant aller jusqu'à 1 500 € pour une personne physique, et jusqu'à 3 000 € en cas de récidive.</p><p><br></p><p><b>Les deux risques majeurs du métier d'employé de station-service</b></p><p><br></p><p>En station-service, le risque chimique le plus important vient des carburants eux-mêmes : essence, gazole et GPL sont des hydrocarbures dont plusieurs composants sont classés cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques (CMR). Les salariés y sont exposés par deux voies différentes. Par contact cutané tout d'abord, lorsqu'ils font les pleins des clients, lors du nettoyage des pistolets de la station, voire en cas de débordement sur la piste : les carburants dégraissent la peau et provoquent des dermatoses ainsi que de l'eczéma. Le gazole, classé cancérogène de catégorie 2 (mention H351), peut contenir des hydrocarbures aromatiques polycycliques. La deuxième voie d'exposition est celle par inhalation : les vapeurs d'essence contiennent du benzène (1 % au plus), cancérogène avéré (H350) et mutagène (H340). Le dépotage constitue le moment où l'exposition à ces vapeurs est la plus importante.</p><p><br></p><p>Une station-service stocke et manipule des produits très inflammables : leurs vapeurs se mélangent à l'air pour former des atmosphères explosives (ATEX), susceptibles de s'enflammer à la moindre étincelle ou en présence de point chaud. Une explosion suppose la réunion simultanée de trois éléments : un combustible (les vapeurs d'hydrocarbures), un comburant (l'oxygène de l'air) et une source d'inflammation (étincelle, flamme, surface chaude, électricité statique). Supprimer un seul de ces éléments permet d'écarter le danger. Dans les stations-service, le dépotage reste l'opération la plus à risque, suivi par la distribution du carburant. La réglementation impose à l'exploitant de délimiter les emplacements où une atmosphère explosive peut se former (le zonage ATEX) et de consigner cette analyse dans un document relatif à la protection contre les explosions (DRPCE), qui s'ajoute au document unique, comme le précise l'article R.4227-52 du Code du travail.</p><p><br></p><p>Quelques chiffres :</p><p>- Les essences sans plomb 95 et 98 peuvent renfermer jusqu'à 1 % de benzène, un cancérogène avéré (mention H350) selon la fiche toxicologique de l'INRS.</p><p>- Les chutes de plain-pied sont la deuxième cause d'accident du travail en France tous secteurs d'activité confondus, avec plus de 100 000 cas recensés chaque année (INRS).</p><p>- Selon l'INRS, une explosion se produit chaque jour en moyenne en France en milieu professionnel.</p><p><br></p><p><b>Les unités de travail</b></p><p><br></p><p>Pour une station-service, nous retenons cinq unités de travail, pour un total de 24 situations à risque : l'aire de la station-service, le contact avec les clients, la vente au comptoir, le nettoyage des locaux et l'environnement de travail.</p><p><br></p><p><b>Les équipements de protection collective adaptés :</b></p><p><br></p><p>Parmi les EPC existants et qui permettent de se protéger efficacement des risques en station-service, on retrouve notamment :</p><p>- Un système de récupération des vapeurs d'hydrocarbures au dépotage et à la distribution, complété d'une bonne ventilation des lieux concernés.</p><p>- Du matériel électrique conforme aux zones ATEX (marquage « Ex ») sur l'aire de service et à proximité des cuves de stockage de carburants.</p><p>- Une séparation des flux piétons / véhicules, un balisage clair (ex : sens de circulation) et l'instauration d'une limite de vitesse (ex : panneau) dans toute la station-service.</p><p>- Dans l'espace boutique, des revêtements de sol antidérapants, maintenus propres, et un éclairage correct de l'aire de distribution pour la nuit.</p><p>- Des extincteurs adaptés aux feux d'hydrocarbures, en nombre suffisant, rapidement et facilement accessibles, ainsi que des moyens d'alerte (ex : smartphone) fonctionnels.</p><p><br></p><p><b>Les équipements de protection individuelle adaptés :</b></p><p><br></p><p>Parmi les EPI existants et qui permettent de se protéger efficacement des risques en station-service, on retrouve notamment :</p><p>- Des gants de protection contre les risques chimiques pour la manipulation des carburants et produits (Type EN ISO 374) et des gants contre les risques mécaniques pour la manutention (Type EN388).</p><p>- Des chaussures de sécurité à semelle antidérapante contre les chutes de plain-pied sur sols gras (Type EN ISO 20345, S3).</p><p>- Des vêtements de travail de haute visibilité pour évoluer en sécurité sur l'aire de distribution de carburant (Type EN ISO 20471).</p><p>- Des vêtements de travail antistatiques adaptés aux zones ATEX, notamment pour les opérations de dépotage.</p><p>- Des lunettes de protection à porter pour se protéger d'éventuelles projections de carburant ou de produits chimiques (Type EN166).</p><p><br></p><p>Le détail approfondi des risques par unité de travail (aire de la station, contact clients, vente au comptoir, nettoyage, environnement de travail) ainsi que les images d'exemples de document unique pour station-service sont disponibles dans la version complète de cet article sur notre page : <a href="https://www.document-unique-facile.com/document-unique-station-service-guide-et-modele-a-telecharger" target="_blank">https://www.document-unique-facile.com/document-unique-station-service-guide-et-modele-a-telecharger</a></p> ]]></description>
                                    <category>Entrepreneuriat</category>
                                    <category>Création</category>
                                    <category>Technologies de l’industrie</category>
                                <guid>https://www.dumetier.org/publications/duerp-station-service-les-risques-majeurs-a-evaluer</guid>
                <pubDate>Tue, 13 Oct 2026 10:37:34 +0200</pubDate>
            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[DUERP épicerie : les risques majeurs à évaluer]]></title>
                <link>https://www.dumetier.org/publications/duerp-epicerie-les-risques-majeurs-a-evaluer</link>
                <description><![CDATA[ <a href="https://www.dumetier.org/publications/duerp-epicerie-les-risques-majeurs-a-evaluer"><img src="https://www.dumetier.org/storage/book/2026/10/13/1791880749-evaluationrisquesepicerie.jpg" ></a></br><p>Une épicerie est un commerce où, sur une petite surface, une même personne peut réceptionner une palette, ouvrir des cartons au cutter, remplir des rayons produit par produit, encaisser la clientèle, nettoyer les sols, et tout cela dans la même heure. Cette polyvalence expose le personnel (effectif très réduit) à des dangers de toutes natures : manutentions manuelles répétées, usage d'outils tranchants, sols glissants, accès à des espaces en hauteur (parties hautes des gondoles), usage de produits d'entretien, manipulation d'argent liquide en caisse, possibles incivilités de la part de clients, etc. Tous ces risques doivent figurer dans le document unique, selon les articles L4121-3 et R4121-1 du Code du travail.</p><p><br></p><p><b>À partir de quand me faut-il un document unique pour mon épicerie ?</b></p><p><br></p><p>Dès qu'une épicerie emploie au minimum un salarié, et quel que soit son contrat de travail (CDI, CDD, saisonnier, apprentissage, stage hors stage d'observation), elle doit posséder un document unique d'évaluation des risques professionnels.</p><p><br></p><p>Depuis le 27 juin 2026, l'administration du travail peut prononcer une amende administrative de 4 000 euros maximum par salarié en l'absence de document unique au sein de l'entreprise. Sur le plan pénal, l'article R4741-1 du Code du travail prévoit également une contravention de 5e classe pouvant aller jusqu'à 1 500 € pour une personne physique, et jusqu'à 3 000 € en cas de récidive.</p><p><br></p><p><b>Les deux risques majeurs du métier d'épicier</b></p><p><br></p><p>Les manutentions manuelles constituent la principale source de risques pour les épiciers. Elles sont présentes durant les livraisons, dans la réserve, en rayon et même à l'encaissement, ce qui les rend difficiles à isoler et à traiter. La particularité d'une épicerie tient à l'accumulation de grandes quantités de poids unitaires. Un pack d'eau de 8 kilogrammes est loin de représenter une charge herculéenne. Mais ce qui use le corps, c'est de devoir en porter des dizaines dans une matinée, en descendant dans une réserve en sous-sol, puis suite à cela, de continuer la mise en rayon de conserves en bas de gondoles que l'on avait mise en suspens précédemment.</p><p><br></p><p>C'est le danger le plus brutal auquel l'on peut être exposé en tant qu'épicier. On ne peut pas le prévoir à l'avance, il ne dure que quelques secondes, et pourtant ses conséquences sur la santé mentale peuvent durer des mois. Les braquages de commerces de proximité présentent des caractéristiques constantes, décrites par la Cramif : ils visent des établissements moins bien protégés que les supermarchés, ont lieu très rapidement, portent sur des sommes faibles (quelques dizaines ou centaines d'euros), et leurs auteurs sont souvent très jeunes. La consigne la plus habituelle, qui consiste à remettre l'argent sans opposer de résistance, reste la plus efficace pour protéger l'intégrité physique des salariés. Mais elle incite les auteurs à récidiver dans le même commerce. Un salarié peut donc se faire braquer plusieurs fois dans la même année. Les répercussions vont de l'état de sidération à un état de stress post-traumatique chronique, avec reviviscences, troubles du sommeil, évitement du poste de travail et parfois désinsertion professionnelle.</p><p><br></p><p>Quelques chiffres (commerces alimentaires de proximité, données Cnam issues de l'INRS ED 6401) :</p><p>- 285 000 journées de travail perdues par an.</p><p>- 51 % des accidents du travail sont liés aux manutentions manuelles.</p><p>- 87 jours d'arrêt en moyenne par accident du travail, et 269 jours en moyenne par maladie professionnelle.</p><p>- À l'échelle nationale, les troubles musculosquelettiques représentent plus de 80 % des maladies professionnelles reconnues (INRS).</p><p><br></p><p><b>Les unités de travail</b></p><p><br></p><p>Pour une épicerie, nous retenons six unités de travail, pour un total de 31 situations à risque : réception de marchandises, mise en rayon, encaissement, contact clientèle, nettoyage des locaux et locaux de travail.</p><p><br></p><p><b>Les équipements de protection collective adaptés :</b></p><p><br></p><p>Parmi les EPC existants et qui permettent de se protéger efficacement des risques en épicerie, on retrouve notamment :</p><p>- Un revêtement de sol antidérapant et facile à nettoyer, dans la surface de vente mais aussi dans la réserve.</p><p>- Des aides à la manutention adaptées (ex : transpalette manuel ou électrique, diable, chariot à hauteur variable, table à hauteur réglable, etc.).</p><p>- Des moyens d'accès en hauteur sécurisés : de préférence un marchepied, un escabeau avec garde-corps et main courante ou une plateforme individuelle roulante légère (PIRL). L'usage d'échelle, de mobilier conventionnel, voire l'escalade des rayonnages sont à proscrire.</p><p>- Des cutters de sécurité à lame rétractable, complétés par une boîte de collecte spécifique aux lames usagées.</p><p>- Une caisse sécurisée avec automate de gestion des espèces, ou à défaut un tiroir-caisse sécurisé.</p><p>- Une vidéosurveillance des zones sensibles, signalée à la clientèle, avec report d'image visible dans le magasin, à la caisse.</p><p><br></p><p><b>Les équipements de protection individuelle adaptés :</b></p><p><br></p><p>Parmi les EPI existants et qui permettent de se protéger efficacement des risques en épicerie, on retrouve notamment :</p><p>- Des chaussures de sécurité à semelle antidérapante et embout renforcé (Type EN ISO 20345).</p><p>- Des gants de protection contre les risques mécaniques (Type EN 388) pour la manutention des palettes, des cageots et des cartons.</p><p>- Des gants de protection contre les risques chimiques (Type EN ISO 374) à manchettes longues pour les opérations de nettoyage et le contact avec les détergents.</p><p>- Des gants imperméables contre le froid (Type EN 511) pour la manipulation des produits surgelés.</p><p>- Des vêtements chauds et respirants pour le travail en chambre froide (Type EN 342) et le réapprovisionnement des meubles réfrigérés (Type EN 14058).</p><p><br></p><p>Le détail approfondi des risques par unité de travail (réception de marchandises, mise en rayon, encaissement, contact clientèle, nettoyage, locaux de travail) ainsi que les images d'exemples de document unique pour épicerie sont disponibles dans la version complète de cet article sur notre page : <a href="https://www.document-unique-facile.com/document-unique-epicerie-guide-et-modele-a-telecharger" target="_blank">https://www.document-unique-facile.com/document-unique-epicerie-guide-et-modele-a-telecharger</a></p> ]]></description>
                                    <category>Entrepreneuriat</category>
                                    <category>Création</category>
                                    <category>Métiers du goût</category>
                                <guid>https://www.dumetier.org/publications/duerp-epicerie-les-risques-majeurs-a-evaluer</guid>
                <pubDate>Tue, 13 Oct 2026 10:39:09 +0200</pubDate>
            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[DUERP agriculteur éleveur : les risques majeurs à évaluer]]></title>
                <link>https://www.dumetier.org/publications/duerp-agriculteur-eleveur-les-risques-majeurs-a-evaluer</link>
                <description><![CDATA[ <a href="https://www.dumetier.org/publications/duerp-agriculteur-eleveur-les-risques-majeurs-a-evaluer"><img src="https://www.dumetier.org/storage/book/2026/10/13/1791880877-evaluationrisquesagriculteureleveur.jpg" ></a></br><p>Une exploitation agricole est une entreprise dans laquelle une même personne peut traire les vaches au petit matin, contenir un animal de plusieurs centaines de kilogrammes ensuite, puis conduire un tracteur avec un outil attelé dans les champs, avant de préparer et d'épandre des produits phytosanitaires, et tout cela dans une même journée. Les risques les plus fréquents sont notamment le renversement d'engins agricoles, le contact avec les animaux d'élevage, les manutentions manuelles de charges lourdes, l'exposition aux produits phytosanitaires, la nécessité d'accéder à des espaces en hauteur (silos, fenils), la présence de gaz mortels (H2S) dans les fosses à lisier, l'inhalation de poussières, etc. Tous ces risques doivent figurer dans le document unique, selon les articles L4121-3 et R4121-1 du Code du travail.</p><p><br></p><p><b>À partir de quand me faut-il un document unique pour mon exploitation agricole ?</b></p><p><br></p><p>Dès qu'une exploitation agricole emploie au minimum un salarié, et quel que soit son contrat de travail (CDI, CDD, saisonnier, apprentissage, stage hors stage d'observation), elle doit posséder un document unique d'évaluation des risques professionnels.</p><p><br></p><p>Depuis le 27 juin 2026, l'administration du travail peut prononcer une amende administrative de 4 000 euros maximum par salarié en l'absence de document unique au sein de l'entreprise. Sur le plan pénal, l'article R4741-1 du Code du travail prévoit également une contravention de 5e classe pouvant aller jusqu'à 1 500 € pour une personne physique, et jusqu'à 3 000 € en cas de récidive.</p><p><br></p><p><b>Les deux risques majeurs du métier d'agriculteur éleveur</b></p><p><br></p><p>Le machinisme constitue la principale source de risques mortels pour les agriculteurs. Le renversement de tracteur est la première cause d'accident mortel sur machine chez les exploitants. Une ornière, un bord de fossé qui s'effondre ou un outil porté trop haut suffisent à faire basculer un ensemble, même à très basse vitesse. Mais ce qui blesse le plus fréquemment, ce n'est pas le renversement d'engins : un quart des accidents avec arrêt de travail en relation avec une machine a lieu lors d'une intervention sur celle-ci, pendant sa maintenance, son réglage ou encore sa préparation. Les lésions qui en résultent se concentrent principalement au niveau des mains et des doigts. Un accident grave sur dix aboutit à une amputation.</p><p><br></p><p>Les animaux sont une source de danger à part entière à laquelle sont exposés les éleveurs. Cette source de danger est difficile à maîtriser, car les animaux ne sont pas des machines équipées d'arrêt d'urgence : un bovin de six cents kilogrammes qui prend peur a des réactions brusques, qui se déclenchent en une fraction de seconde. Quand cela a lieu dans de petits espaces, l'éleveur peut ne même pas avoir d'espace pour se mettre en sécurité. Les mâles non castrés sont difficilement prévisibles. La masse élevée des animaux peut blesser gravement une personne en cas de heurt / écrasement, même sans agressivité de la part de l'animal. Les vaches suitées défendent leur veau. Enfin, la taille des troupeaux tend à augmenter alors que le nombre de personnes dans les exploitations tend à diminuer, ce qui conduit parfois à devoir réaliser seul des interventions qui autrefois se faisaient à deux.</p><p><br></p><p>Quelques chiffres (données MSA) :</p><p>- En 2024, les salariés agricoles ont été victimes de 33 843 accidents du travail avec arrêt, dont 3 481 accidents graves, ainsi que de 3 320 maladies professionnelles.</p><p>- Les équipements de travail agricole sont à l'origine de 17,5 % des accidents de travail avec arrêt des salariés agricoles, et d'un accident de travail mortel sur cinq.</p><p>- Chez les exploitants, 56 % des accidents du travail surviennent dans la seule filière bovine.</p><p>- 93 % des maladies professionnelles reconnues en agriculture sont des troubles musculosquelettiques.</p><p><br></p><p><b>Les unités de travail</b></p><p><br></p><p>Pour une exploitation agricole, nous retenons deux unités de travail, pour un total de 44 situations à risque : l'activité d'élevage et le travail au champ.</p><p><br></p><p><b>Les équipements de protection collective adaptés :</b></p><p><br></p><p>Parmi les EPC existants et qui permettent de se protéger efficacement des risques en agriculture et en élevage, on retrouve notamment :</p><p>- Une structure de protection en cas de renversement sur chaque tracteur (cabine ou arceau), que l'on maintiendra en position dépliée chaque fois que cela sera possible.</p><p>- Des protecteurs de transmission à cardans, des carters et des grilles sur l'ensemble du matériel attelé et des équipements d'élevage.</p><p>- Un parc de contention ainsi que les aménagements associés (ex : couloir, cage, porte anti-recul, passages d'homme, portillons, etc.).</p><p>- Des garde-corps sur les silos, les fenils, les fosses et les plateformes de bâtiments.</p><p>- Une clôture / un mur de protection autour des fosses à lisier, avec accès verrouillé, butée pour le tracteur et panneau d'avertissement, ainsi que des détecteurs portatifs de gaz (ex : détecteur d'H2S) avec alarme sonore pour toute intervention à proximité.</p><p>- Un local phytosanitaire fermé à clé et ventilé, avec bac de rétention, et une cabine de tracteur équipée d'un filtre d'habitacle (filtre à charbon actif).</p><p><br></p><p><b>Les équipements de protection individuelle adaptés :</b></p><p><br></p><p>Parmi les EPI existants et qui permettent de se protéger efficacement des risques en agriculture et en élevage, on retrouve notamment :</p><p>- Des chaussures / bottes de sécurité à semelle antidérapante (Type EN ISO 20345).</p><p>- Des gants de protection contre les risques mécaniques (Type EN 388) pour la manutention et la maintenance.</p><p>- Des gants de protection contre les risques chimiques (Type EN ISO 374) pour les produits phytosanitaires, les détergents de traite et les désinfectants.</p><p>- Une combinaison de protection chimique prévue pour les traitements phytosanitaires (Type 4 ou 5) et un appareil de protection respiratoire à cartouche A2P3.</p><p>- Un masque jetable FFP3 (norme EN 149) contre les poussières lors du paillage et lors de la reprise de fourrage.</p><p>- Un dispositif d'alarme pour travailleur isolé (DATI) pour les interventions réalisées seul et à distance de l'exploitation.</p><p><br></p><p>Le détail approfondi des risques par unité de travail (activité d'élevage, travail au champ) ainsi que les images d'exemples de document unique pour agriculteur et éleveur sont disponibles dans la version complète de cet article sur notre page : <a href="https://www.document-unique-facile.com/document-unique-agriculteur-eleveur-guide-et-modele-a-telecharger" target="_blank">https://www.document-unique-facile.com/document-unique-agriculteur-eleveur-guide-et-modele-a-telecharger</a></p> ]]></description>
                                    <category>Entrepreneuriat</category>
                                    <category>Création</category>
                                    <category>Métiers du goût</category>
                                <guid>https://www.dumetier.org/publications/duerp-agriculteur-eleveur-les-risques-majeurs-a-evaluer</guid>
                <pubDate>Tue, 13 Oct 2026 10:41:17 +0200</pubDate>
            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[DUERP office notarial : les risques majeurs à évaluer]]></title>
                <link>https://www.dumetier.org/publications/duerp-office-notarial-les-risques-majeurs-a-evaluer</link>
                <description><![CDATA[ <a href="https://www.dumetier.org/publications/duerp-office-notarial-les-risques-majeurs-a-evaluer"><img src="https://www.dumetier.org/storage/book/2026/10/13/1791880973-evaluationrisquesofficenotarial.jpg" ></a></br><p>Un office notarial n'est pas une entreprise de bureau comme une autre : c'est à la fois un lieu d'écriture juridique, un lieu de réception du public et un dépôt d'archives publiques. Le notaire et ses collaborateurs rédigent des actes pendant des heures devant un écran, reçoivent des clients dans des moments de vie parfois difficiles (ex : succession, divorce, liquidation de régime matrimonial, etc.), manipulent des minutes, effectuent des trajets entre l'étude et les rendez-vous extérieurs, etc. Tous ces risques doivent figurer dans le document unique, selon les articles L4121-3 et R4121-1 du Code du travail.</p><p><br></p><p><b>À partir de quand me faut-il un document unique pour mon office notarial ?</b></p><p><br></p><p>Dès qu'un office notarial emploie au minimum un salarié, et quel que soit son contrat de travail (CDI, CDD, apprentissage, stage hors stage d'observation), il doit posséder un document unique d'évaluation des risques professionnels. Le notariat est l'une des rares branches professionnelles à s'être dotée de textes conventionnels consacrés à ce sujet : l'accord du 13 juillet 2017 relatif au document unique d'évaluation des risques professionnels dans le notariat, complété par l'accord du 21 septembre 2017 relatif à la prévention et à la gestion des risques psychosociaux.</p><p><br></p><p>Depuis le 27 juin 2026, l'administration du travail peut prononcer une amende administrative de 4 000 euros maximum par salarié en l'absence de document unique au sein de l'entreprise. Sur le plan pénal, l'article R4741-1 du Code du travail prévoit également une contravention de 5e classe pouvant aller jusqu'à 1 500 € pour une personne physique, et jusqu'à 3 000 € en cas de récidive.</p><p><br></p><p><b>Les deux risques majeurs du métier de notaire</b></p><p><br></p><p>Une visite de terrain est un moment où le collaborateur de l'office notarial sort d'un environnement de travail qu'il connaît et qu'il maîtrise, pour entrer dans un lieu qui lui est inconnu, et dont personne ne connaît l'état. De plus, il s'y retrouve généralement seul. Un inventaire après décès illustre bien la situation : le logement est resté fermé durant plusieurs semaines, l'électricité a parfois été coupée, les volets sont clos, etc. De plus, les lieux sont parfois encombrés, ce qui oblige à enjamber les objets traînant au sol pour atteindre une pièce. Enfin, les affaires à inventorier peuvent se trouver en hauteur ou dans une cave. Si à cela se rajoute la présence d'héritiers qui sont en désaccord durant l'opération, la tension est encore plus forte.</p><p><br></p><p>Le notariat est présent dans la vie de chacun, et souvent dans des moments de bascule familiale et personnelle. De ce fait, un collaborateur d'office notarial peut recevoir de la colère, du chagrin ou encore de la méfiance, mais en devant rester neutre émotionnellement, impassible, jusqu'à la fin de l'acte. Trois mécanismes distincts se cumulent au sein de l'office notarial. Le premier est l'exposition répétée à la détresse d'autrui, qui produit une usure psychologique lente. Le deuxième est le travail émotionnel, c'est-à-dire l'obligation de masquer ses ressentis et ses émotions pour rester « professionnel » en toute circonstance. Enfin, le troisième est le conflit de loyauté, lorsqu'un notaire doit refuser à un client une solution que celui-ci envisageait et qu'il estimait légitime.</p><p><br></p><p><b>Les unités de travail</b></p><p><br></p><p>Pour un office notarial, nous retenons six unités de travail, pour un total de 18 situations à risque : la rédaction d'acte notarié, l'accompagnement au droit et la signature d'actes notariés, la visite de terrain, le déplacement routier, l'environnement de travail et les locaux de travail.</p><p><br></p><p><b>Les équipements de protection collective adaptés :</b></p><p><br></p><p>Parmi les EPC existants et qui permettent de se protéger efficacement des risques en office notarial, on retrouve notamment :</p><p>- Un poste de travail réglable et bien réglé : siège de bureau avec hauteur réglable, accoudoirs réglables, soutien lombaire ajustable, et repose-pieds si nécessaire, le tout réglé à la morphologie de la personne qui l'utilise.</p><p>- Un ou des écrans de taille suffisante, positionnés de préférence perpendiculairement aux fenêtres (pour éviter les reflets), complétés de rideaux / stores pour ajuster l'apport de lumière naturelle.</p><p>- Des rayonnages d'archives ancrés au sol ou au mur, avec charge admissible affichée et dont les niveaux bas sont réservés aux registres les plus lourds.</p><p>- Un chariot et une desserte roulante pour supprimer le port des registres sur plusieurs mètres.</p><p>- Un aménagement des bureaux de rendez-vous permettant de sortir rapidement en cas de nécessité, avec vitrage donnant sur une autre partie de l'office.</p><p>- Des mains courantes sur l'ensemble des escaliers, et un bon éclairage des espaces de circulation, en particulier dans les bâtis anciens.</p><p><br></p><p><b>Les équipements de protection individuelle adaptés :</b></p><p><br></p><p>Parmi les EPI existants et qui permettent de se protéger efficacement des risques en office notarial, on retrouve notamment :</p><p>- Un masque jetable FFP3 contre les poussières et les moisissures (norme EN 149) pour les visites de terrain et les inventaires.</p><p>- Des gants de protection contre les risques mécaniques (Type EN 388) pour les visites de terrain et les inventaires.</p><p>- Des chaussures fermées à semelle antidérapante pour les visites de terrain et les inventaires.</p><p>- Une lampe torche et une trousse de premiers secours complète à garder dans son véhicule.</p><p>- Un dispositif d'alarme pour travailleur isolé (DATI) ou un téléphone à toujours garder sur soi lors des visites en autonomie.</p><p><br></p><p>Le détail approfondi des risques par unité de travail (rédaction d'actes, accompagnement et signature, visite de terrain, déplacement routier, environnement de travail, locaux de travail) ainsi que les images d'exemples de document unique pour office notarial sont disponibles dans la version complète de cet article sur notre page : <a href="https://www.document-unique-facile.com/document-unique-office-notarial-guide-et-modele-a-telecharger" target="_blank">https://www.document-unique-facile.com/document-unique-office-notarial-guide-et-modele-a-telecharger</a></p> ]]></description>
                                    <category>Entrepreneuriat</category>
                                    <category>Création</category>
                                    <category>Bâtiment et aménagement</category>
                                <guid>https://www.dumetier.org/publications/duerp-office-notarial-les-risques-majeurs-a-evaluer</guid>
                <pubDate>Tue, 13 Oct 2026 10:42:54 +0200</pubDate>
            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[DUERP commerçant : les risques majeurs à évaluer]]></title>
                <link>https://www.dumetier.org/publications/duerp-commercant-les-risques-majeurs-a-evaluer</link>
                <description><![CDATA[ <a href="https://www.dumetier.org/publications/duerp-commercant-les-risques-majeurs-a-evaluer"><img src="https://www.dumetier.org/storage/book/2026/10/13/1791881063-evaluationrisquescommercant.jpg" ></a></br><p>Dans la quasi-totalité des commerces de France, on accueille du public toute la journée, mais on réceptionne aussi des livraisons, on range des cartons en réserve, on va chercher fréquemment des articles rangés en hauteur, on conseille les clients puis on les encaisse, et cela jour après jour. Les risques les plus fréquents que l'on y rencontre sont notamment les manutentions manuelles de charges (ex : cartons, palettes filmées), la nécessité d'accéder à des stockages situés en hauteur, l'usage du cutter pour l'ouverture des colis, les chutes de plain-pied dans les réserves (majorées lorsqu'elles sont encombrées), la station debout prolongée, l'accueil permanent de public (établissement recevant du public : ERP), ainsi que les possibles incivilités et agressions verbales, voire physiques. Tous ces risques doivent figurer dans le document unique, selon les articles L4121-3 et R4121-1 du Code du travail.</p><p><br></p><p><b>À partir de quand me faut-il un document unique pour mon commerce ?</b></p><p><br></p><p>Dès qu'un commerce emploie au minimum un salarié, et quel que soit son contrat de travail (CDI, CDD, saisonnier, apprentissage, stage hors stage d'observation), il doit posséder un document unique d'évaluation des risques professionnels. Un commerçant qui exerce absolument seul, sans aucun salarié, n'est pas concerné par cette obligation.</p><p><br></p><p>Depuis le 27 juin 2026, l'administration du travail peut prononcer une amende administrative de 4 000 euros maximum par salarié en l'absence de document unique au sein de l'entreprise. Sur le plan pénal, l'article R4741-1 du Code du travail prévoit également une contravention de 5e classe pouvant aller jusqu'à 1 500 € pour une personne physique, et jusqu'à 3 000 € en cas de récidive.</p><p><br></p><p><b>Les deux risques majeurs du métier de commerçant</b></p><p><br></p><p>Les stockages situés en hauteur sont une source de danger à part entière, et souvent sous-estimée, de la part des commerçants. Peu de salariés considèrent qu'aller chercher un objet en hauteur peut être une opération à risque, tant cela est courant, et c'est très certainement la raison pour laquelle autant d'accidents du travail en découlent. Contrairement à de nombreuses croyances, une chute de faible hauteur peut suffire à provoquer une fracture ou un traumatisme crânien. L'article R.4323-63 du Code du travail interdit dans la plupart des cas d'utiliser les escabeaux, les marchepieds, mais surtout les échelles comme poste de travail, sauf dans deux cas de figure : l'impossibilité technique de recourir à une protection collective, ou une évaluation des risques établissant des risques faibles, de courte durée, ne présentant pas de caractère répétitif.</p><p><br></p><p>Le contact avec la clientèle est le cœur du métier de commerçant, mais c'est aussi ce qui expose le plus aux actes d'incivilité, d'agression et de vol. Un commerçant ne choisit pas les personnes qui entrent dans sa boutique, ne peut pas mettre fin à un échange quand il le souhaite, et se doit de rester courtois, même avec des clients qui ne le sont pas toujours. Dans le commerce de détail, trois causes possibles exacerbent ces risques : un manque de personnel disponible par rapport à la quantité de clients dont il faut s'occuper, une mauvaise communication au client (ou une communication insuffisante) qui génère des incompréhensions, et l'absence de consignes passées aux salariés pour régler les litiges. La consigne à rappeler en cas de vol devra être de ne jamais engager de contact physique avec un voleur, mais de simplement observer, pour pouvoir alerter et décrire l'individu à la police.</p><p><br></p><p>Quelques chiffres (commerce de détail non alimentaire, Assurance Maladie) :</p><p>- Plus d'un million de journées de travail perdues par an pour accident du travail ou maladie professionnelle.</p><p>- 68 jours d'arrêt en moyenne par accident du travail, et 332 jours par maladie professionnelle.</p><p>- 54 % des accidents sont causés par des manutentions manuelles (données INRS et Assurance Maladie de 2021).</p><p>- Les chutes de hauteur sont à l'origine de 13,5 % des accidents du travail, un niveau proche de celui des chutes de plain-pied (15,1 %) (données 2020).</p><p><br></p><p><b>Les unités de travail</b></p><p><br></p><p>Pour un commerce, nous retenons trois unités de travail, pour un total de 18 situations à risque : la réception / stockage de marchandises, la vente à la clientèle et les locaux de travail.</p><p><br></p><p><b>Les équipements de protection collective adaptés :</b></p><p><br></p><p>Parmi les EPC existants et qui permettent de se protéger efficacement des risques en commerce, on retrouve notamment :</p><p>- Des aides à la manutention adaptées à l'espace disponible : diable, transpalette manuel, roll mobile, chariot de mise en rayon, portant mobile.</p><p>- Des moyens d'accès en hauteur adaptés : plateformes individuelles roulantes, équipements pour la mise en rayon, escabeaux, marchepieds (à privilégier dans cet ordre). L'échelle reste à proscrire en tant que plateforme de travail.</p><p>- Des rayonnages de réserve ancrés au mur ou au sol, avec charge admissible affichée et connue de tous. Les articles les plus lourds devront toujours être placés en bas et les plus légers en haut.</p><p>- Un revêtement de sol antidérapant en surface de vente et en réserve, complété par des tapis d'entrée absorbant l'eau pour les jours de pluie.</p><p>- Un poste de caisse réglable en hauteur, avec repose-pieds, tapis anti-fatigue et siège assis-debout permettant de limiter la station debout prolongée.</p><p>- Des équipements de sûreté : vidéoprotection signalée de tous, coffre à dépôt, bouton d'alerte discret et miroirs de surveillance.</p><p><br></p><p><b>Les équipements de protection individuelle adaptés :</b></p><p><br></p><p>Parmi les EPI existants et qui permettent de se protéger efficacement des risques en commerce, on retrouve notamment :</p><p>- Des chaussures fermées à semelle antidérapante et à bon amorti pour la station debout prolongée (chaussures de sécurité, Type EN ISO 20345, pour les commerces vendant des produits particulièrement lourds et/ou avec risques d'écrasement).</p><p>- Des gants de protection contre les risques mécaniques (Type EN 388) pour la manutention et le déballage des livraisons.</p><p>- Des gants de protection contre les risques chimiques (Type EN ISO 374) pour le nettoyage des locaux et des sanitaires.</p><p>- Des cutters de sécurité à lame rétractable automatique pour l'ouverture des colis, en remplacement des cutters classiques.</p><p>- Des genouillères (Type EN 14404) pour le réassort des rayonnages les plus bas effectué à même le sol.</p><p><br></p><p>Le détail approfondi des risques par unité de travail (réception / stockage, vente à la clientèle, locaux de travail) ainsi que les images d'exemples de document unique pour commerçant sont disponibles dans la version complète de cet article sur notre page : <a href="https://www.document-unique-facile.com/document-unique-commercant-guide-et-modele-a-telecharger" target="_blank">https://www.document-unique-facile.com/document-unique-commercant-guide-et-modele-a-telecharger</a></p> ]]></description>
                                    <category>Entrepreneuriat</category>
                                    <category>Création</category>
                                    <category>Bâtiment et aménagement</category>
                                    <category>Textiles et matériaux souples</category>
                                    <category>Métiers du goût</category>
                                <guid>https://www.dumetier.org/publications/duerp-commercant-les-risques-majeurs-a-evaluer</guid>
                <pubDate>Tue, 13 Oct 2026 10:44:23 +0200</pubDate>
            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[DUERP camping : les risques majeurs à évaluer]]></title>
                <link>https://www.dumetier.org/publications/duerp-camping-les-risques-majeurs-a-evaluer</link>
                <description><![CDATA[ <a href="https://www.dumetier.org/publications/duerp-camping-les-risques-majeurs-a-evaluer"><img src="https://www.dumetier.org/storage/book/2026/10/13/1791881196-evaluationrisquescamping.jpg" ></a></br><p>Les tâches effectuées au sein d'un camping sont probablement parmi les plus diversifiées de ce que l'on peut retrouver au sein d'un seul secteur d'activité : nettoyer des blocs sanitaires, tondre des pelouses, tailler des haies, caler des mobil-homes, s'occuper du traitement de l'eau de la piscine, solutionner des problèmes en rapport avec l'eau et l'électricité, accueillir des vacanciers, gérer les réservations, l'encaissement, etc. Les risques les plus fréquents que l'on rencontre au sein des campings sont notamment les chutes de plain-pied sur les sols des blocs sanitaires, la nécessité d'accéder à des zones situées en hauteur, l'usage de machines de coupe (ex : tondeuse autoportée, débroussailleuse, voire tronçonneuse), la manipulation de produits chimiques concentrés pour le traitement de l'eau de la piscine, les risques de heurt voire d'écrasement par des véhicules en circulation, mais aussi la possibilité d'être victime d'incivilités voire d'agressions au contact des vacanciers. Tous ces risques doivent figurer dans le document unique, selon les articles L4121-3 et R4121-1 du Code du travail.</p><p><br></p><p><b>À partir de quand me faut-il un document unique pour mon camping ?</b></p><p><br></p><p>Dès qu'un camping emploie au minimum un salarié, et quel que soit son contrat de travail (CDI, CDD, saisonnier, apprentissage, stage hors stage d'observation), il doit posséder un document unique d'évaluation des risques professionnels. Tous les autres facteurs possibles et imaginables (nombre d'emplacements, classement du nombre d'étoiles, durée d'ouverture annuelle, etc.) n'entrent pas en ligne de compte.</p><p><br></p><p>Depuis le 27 juin 2026, l'administration du travail peut prononcer une amende administrative de 4 000 euros maximum par salarié en l'absence de document unique au sein de l'entreprise. Sur le plan pénal, l'article R4741-1 du Code du travail prévoit également une contravention de 5e classe pouvant aller jusqu'à 1 500 € pour une personne physique, et jusqu'à 3 000 € en cas de récidive.</p><p><br></p><p><b>Les deux risques majeurs des métiers du camping</b></p><p><br></p><p>Peu de salariés considèrent que nettoyer un auvent ou changer une ampoule / un néon au plafond d'un sanitaire peut être à risque, tant cela constitue des opérations courantes. Pourtant, le travail en hauteur est responsable de nombreux accidents dans le secteur de l'hôtellerie de plein air. La CARSAT des Pays de la Loire a publié un guide d'évaluation des risques dédié à l'hôtellerie de plein air qui reprend des cas d'accidents graves réellement survenus au sein du secteur, extraits de la base EPICEA de l'INRS. On y apprend qu'un ouvrier d'entretien de 47 ans a été retrouvé mort au pied d'une échelle appuyée contre un arbre de trois mètres de haut, tronçonneuse à ses pieds, sans casque, sans chaussures de sécurité. Contrairement à de nombreuses croyances, une chute de faible hauteur peut suffire à provoquer une fracture ou un traumatisme crânien.</p><p><br></p><p>Les opérations de calage et de déplacement des mobil-homes sont une source de danger à part entière, et souvent sous-estimée, de la part des exploitants de campings. Une résidence mobile de loisirs pèse plusieurs tonnes et repose sur quelques points d'appui seulement. Un cas concret d'accident de travail a été recensé par la CARSAT des Pays de la Loire. Un manœuvre de 31 ans devait déplacer un mobil-home avec deux collègues. La structure reposait sur quatre appuis formés de parpaings empilés et de cales en bois, et devait être soulevée par quatre crics. Constatant qu'il manquait une cale à l'avant droit du mobil-home, l'équipe a remonté le cric correspondant de quelques centimètres et la victime s'est glissée sous le mobil-home pour insérer la cale. Celui-ci a glissé et l'a écrasée. La personne est décédée par asphyxie. Aucune partie du corps ne doit être placée sous un mobil-home tant que celui-ci ne repose pas sur ses appuis définitifs.</p><p><br></p><p>Quelques chiffres (Service de Santé au Travail de la Région Nantaise et CNAMTS) :</p><p>- Les chutes de plain-pied sont à l'origine de 35 % des accidents du travail en camping, soit plus d'un accident sur trois.</p><p>- Viennent ensuite les manutentions manuelles (19 %) puis les chutes de hauteur (14 %).</p><p>- Les lésions touchent principalement les membres inférieurs (33 %), puis les doigts et les mains (17 %) et le dos (17 %).</p><p><br></p><p><b>Les unités de travail</b></p><p><br></p><p>Pour un camping, nous retenons six unités de travail, pour un total de 51 situations à risque : le nettoyage des parties communes, l'entretien des espaces verts, la maintenance des infrastructures, le bureau d'accueil, l'environnement de travail et les locaux de travail.</p><p><br></p><p><b>Les équipements de protection collective adaptés :</b></p><p><br></p><p>Parmi les EPC existants et qui permettent de se protéger efficacement des risques en camping, on retrouve notamment :</p><p>- Un plan de circulation écrit, avec sens uniques, vitesse limitée, signalisation visible et chemins piétons de chaque côté des routes dédiées aux véhicules, afin de séparer piétons et véhicules.</p><p>- Des moyens d'accès en hauteur adaptés : plateformes individuelles roulantes, nacelles élévatrices, escabeaux, marchepieds (à privilégier dans cet ordre). L'échelle reste à proscrire en tant que plateforme de travail.</p><p>- Des supports de calage conformes aux préconisations des constructeurs de mobil-home, avec des plots béton préfabriqués plutôt que des empilages de parpaings et morceaux de bois.</p><p>- Une ventilation mécanique du local technique de la piscine avec prise d'air à proximité du sol, associée à une détection de gaz avec alarme en extérieur.</p><p>- Des bacs de rétention et des zones de stockage distinctes pour les produits chlorés et pour les produits acides, ainsi qu'un rince-œil / une douche de sécurité à proximité immédiate du local technique.</p><p>- Des disjoncteurs différentiels 30 mA assurant la protection des personnes sur l'ensemble des bornes d'emplacement et des coffrets électriques extérieurs.</p><p><br></p><p><b>Les équipements de protection individuelle adaptés :</b></p><p><br></p><p>Parmi les EPI existants et qui permettent de se protéger efficacement des risques en camping, on retrouve notamment :</p><p>- Des chaussures de sécurité antidérapantes (Type EN ISO 20345) pour la maintenance et l'entretien des espaces verts (chaussures fermées à semelle antidérapante pour le nettoyage des sanitaires).</p><p>- Des gants de protection contre les risques chimiques (Type EN ISO 374) à manchettes longues pour les produits d'entretien, la collecte des sacs poubelles, et pour le traitement de l'eau des piscines.</p><p>- Des lunettes-masque de protection (Type EN 166) pour toute tâche présentant des risques de projections de matière ou de produit dans les yeux.</p><p>- Des protections auditives de différents types (ex : casque antibruit, bouchons d'oreilles, arceau) pour l'usage de machines thermiques.</p><p>- Un casque de protection (Type EN 397) de préférence avec jugulaire pour les travaux en hauteur.</p><p>- Un dispositif d'alarme pour travailleur isolé (DATI) pour les interventions réalisées seul et éloignées de toute personne.</p><p><br></p><p>Le détail approfondi des risques par unité de travail (nettoyage, espaces verts, maintenance, accueil, environnement de travail, locaux de travail) ainsi que les images d'exemples de document unique pour camping sont disponibles dans la version complète de cet article sur notre page : <a href="https://www.document-unique-facile.com/document-unique-commercant-guide-et-modele-a-telecharger" target="_blank">https://www.document-unique-facile.com/document-unique-commercant-guide-et-modele-a-telecharger</a></p> ]]></description>
                                    <category>Entrepreneuriat</category>
                                    <category>Création</category>
                                    <category>Bâtiment et aménagement</category>
                                <guid>https://www.dumetier.org/publications/duerp-camping-les-risques-majeurs-a-evaluer</guid>
                <pubDate>Tue, 13 Oct 2026 10:46:36 +0200</pubDate>
            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[DUERP cabinet conseil : les risques majeurs à évaluer]]></title>
                <link>https://www.dumetier.org/publications/duerp-cabinet-conseil-les-risques-majeurs-a-evaluer</link>
                <description><![CDATA[ <a href="https://www.dumetier.org/publications/duerp-cabinet-conseil-les-risques-majeurs-a-evaluer"><img src="https://www.dumetier.org/storage/book/2026/10/13/1791881325-evaluationrisquescabinetconseil.jpg" ></a></br><p>Les journées de travail d'un consultant se déroulent rarement au même endroit deux jours de suite. Préparer une mission depuis les locaux du cabinet, prendre la route ou le train pour rejoindre un site client, parcourir l'entreprise lors d'un audit, animer une réunion de travail devant une salle que l'on ne connaît pas, restituer des conclusions devant des membres importants de l'entreprise cliente, répondre à des e-mails tard le soir, puis reprendre la route. Les risques les plus fréquents que l'on rencontre au sein des cabinets conseil sont notamment : la position assise prolongée devant un écran, les déplacements routiers entre le cabinet et les sites clients, la découverte de lieux de travail dont on ne connaît pas les dangers (ex : atelier de production, entrepôt logistique, chantier), la pression liée aux résultats attendus par le client, l'hyperconnexion, mais aussi la possibilité d'être victime d'incivilités, d'agissements sexistes voire de harcèlement, y compris de la part de personnes extérieures au cabinet. Tous ces risques doivent figurer dans le document unique, selon les articles L4121-3 et R4121-1 du Code du travail.</p><p><br></p><p><b>À partir de quand me faut-il un document unique pour mon cabinet conseil ?</b></p><p><br></p><p>Dès qu'un cabinet conseil emploie au minimum un salarié, et quel que soit son contrat de travail (CDI, CDD, alternance, stage hors stage d'observation), il doit posséder un document unique d'évaluation des risques professionnels. Un consultant indépendant qui exerce absolument seul, sans aucun salarié, n'est pas concerné par le document unique.</p><p><br></p><p>Depuis le 27 juin 2026, l'administration du travail peut prononcer une amende administrative de 4 000 euros maximum par salarié en l'absence de document unique au sein de l'entreprise. Sur le plan pénal, l'article R4741-1 du Code du travail prévoit également une contravention de 5e classe pouvant aller jusqu'à 1 500 € pour une personne physique, et jusqu'à 3 000 € en cas de récidive.</p><p><br></p><p><b>Les deux risques majeurs du métier de consultant</b></p><p><br></p><p>Dans le secteur du conseil, la charge de travail est généralement importante, et ce n'est un secret pour personne. Les dépassements d'horaires, les repas sautés ou écourtés, les livrables terminés tard le soir sont une réalité, décrite par nombre de salariés et de dirigeants. Pourtant, cela est souvent considéré comme « normal » et « inhérent au métier », alors qu'il s'agit bien d'un danger à part entière. Dans le conseil, la charge de travail ne provoque pas de petits accidents fréquents et bénins. Elle provoque des arrêts longs. Peu certes, mais longs, et dont la principale source (dépression) peut avoir des conséquences extrêmement graves.</p><p><br></p><p>Certains dirigeants peuvent penser que les agissements sexistes et le harcèlement sexuel relèvent de comportements individuels et qu'un employeur n'a pas nécessairement d'emprise dessus. Pourtant, il s'agit bien de risques professionnels à évaluer et à inscrire dans le document unique, au même titre que les autres. L'INRS souligne que ces agissements sont favorisés par l'organisation du travail et en cas de faible mixité des équipes. Ils peuvent également provenir de personnes extérieures à l'entreprise, auquel cas ils relèvent des violences externes. C'est précisément la situation dans laquelle se retrouve un consultant en mission, lorsqu'il passe ses journées chez un client sur lequel son employeur n'a pas d'autorité hiérarchique. L'accord de branche du 28 février 2024, étendu par arrêté du 5 mai 2025, prévoit expressément que ces risques soient évalués et inscrits dans le document unique.</p><p><br></p><p>Quelques chiffres (branche BETIC, baromètre santé ADESATT 2023) :</p><p>- Le taux d'absentéisme de la branche est de 3,4 %, quand la moyenne nationale se situe à 4,9 %.</p><p>- Plus d'un arrêt sur trois a une cause psychologique (37 %).</p><p>- 95 % de ces arrêts d'origine psychologique sont des dépressions.</p><p><br></p><p><b>Les unités de travail</b></p><p><br></p><p>Pour un cabinet conseil, nous retenons cinq unités de travail, pour un total de 19 situations à risque : le travail au bureau, l'audit sur le terrain, le contact et la relation clientèle, le déplacement routier et les locaux de travail.</p><p><br></p><p><b>Les équipements de protection collective adaptés :</b></p><p><br></p><p>Parmi les EPC existants et qui permettent de se protéger efficacement des risques en cabinet conseil, on retrouve notamment :</p><p>- Un poste de travail complet pour chaque consultant, avec un écran séparé, un clavier et une souris indépendants, un siège réglable en hauteur et en inclinaison, et un plan de travail suffisamment profond pour pouvoir ajuster la distance utilisateur - écran.</p><p>- Une station d'accueil ou un rehausseur pour l'écran de l'ordinateur portable, qui permet de remonter le haut de l'écran au niveau de ses yeux.</p><p>- Un éclairage suffisant et sans reflet sur les écrans, avec des rideaux ou des stores devant les fenêtres / baies vitrées pour ajuster la luminosité extérieure.</p><p>- Des espaces silencieux pour les visioconférences et les appels, afin de séparer les activités bruyantes des activités nécessitant le silence dans les open-space ou flex-office.</p><p>- Un parc de véhicules entretenu, avec contrôle régulier des organes d'usure et des consommables, et l'interdiction formelle d'utiliser son téléphone en main propre au volant.</p><p>- Un local de pause permettant d'adopter une position antagoniste à celle que l'on a au travail.</p><p><br></p><p><b>Les équipements de protection individuelle adaptés :</b></p><p><br></p><p>Parmi les EPI existants et qui permettent de se protéger efficacement des risques en cabinet conseil, on retrouve notamment :</p><p>- Des chaussures de sécurité antidérapantes (Type EN ISO 20345) pour toutes les visites de sites industriels, logistiques ou de chantier.</p><p>- Un casque de protection (Type EN 397) pour les entreprises où des chutes d'objets sont possibles (ex : zone de stockage en hauteur, chantier, quai de chargement).</p><p>- Des lunettes de protection (Type EN 166) pour toute visite d'un poste présentant des risques de projections de matière ou de produit dans les yeux.</p><p>- Des protections auditives de différents types (ex : casque antibruit, bouchons d'oreilles, arceau) pour les passages en zone bruyante.</p><p>- Des vêtements / un gilet de haute visibilité (Type EN ISO 20471) pour les déplacements à pied dans les zones de circulation d'engins, en particulier dans les entrepôts.</p><p><br></p><p>Le détail approfondi des risques par unité de travail (bureau, audit sur le terrain, relation clientèle, déplacement routier, locaux de travail) ainsi que les images d'exemples de document unique pour cabinet conseil sont disponibles dans la version complète de cet article sur notre page : <a href="https://www.document-unique-facile.com/document-unique-cabinet-conseil-guide-et-modele-a-telecharger" target="_blank">https://www.document-unique-facile.com/document-unique-cabinet-conseil-guide-et-modele-a-telecharger</a></p> ]]></description>
                                    <category>Entrepreneuriat</category>
                                    <category>Création</category>
                                    <category>Technologies de l’industrie</category>
                                <guid>https://www.dumetier.org/publications/duerp-cabinet-conseil-les-risques-majeurs-a-evaluer</guid>
                <pubDate>Tue, 13 Oct 2026 10:48:45 +0200</pubDate>
            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[DUERP chauffeur livreur : les risques majeurs à évaluer]]></title>
                <link>https://www.dumetier.org/publications/duerp-chauffeur-livreur-les-risques-majeurs-a-evaluer</link>
                <description><![CDATA[ <a href="https://www.dumetier.org/publications/duerp-chauffeur-livreur-les-risques-majeurs-a-evaluer"><img src="https://www.dumetier.org/storage/book/2026/10/13/1791881463-evaluationrisqueschauffeurlivreur.jpg" ></a></br><p>La journée de travail d'un chauffeur livreur est faite de kilomètres parcourus, mais aussi d'arrêts. Charger sa camionnette au dépôt avant le lever du jour, ranger les colis dans l'ordre de la tournée, prendre la route, se garer là où c'est possible, descendre de la cabine, porter les colis jusqu'à la boîte aux lettres / la porte du destinataire, remonter dans sa camionnette, puis repartir vers la destination suivante. Les risques les plus fréquemment occasionnés par ce quotidien sont notamment : les manutentions manuelles de colis, les montées et les descentes de camionnette (répétées plusieurs dizaines de fois au cours d'une seule tournée), les chutes de plain-pied, les accidents de la route, la position de travail assise prolongée derrière le volant, mais aussi la possibilité d'être victime d'incivilités, d'agressions, voire de tentatives de vols de colis. Tous ces risques doivent figurer dans le document unique, selon les articles L4121-3 et R4121-1 du Code du travail.</p><p><br></p><p><b>À partir de quand me faut-il un document unique pour mon entreprise de livraison ?</b></p><p><br></p><p>Dès qu'une entreprise de livraison emploie au minimum un salarié, et quel que soit son contrat de travail (CDI, CDD, saisonnier, alternance), elle doit posséder un document unique d'évaluation des risques professionnels. Un chauffeur livreur indépendant qui exerce absolument seul, sans aucun salarié, n'est pas concerné par cette obligation.</p><p><br></p><p>Depuis le 27 juin 2026, l'administration du travail peut prononcer une amende administrative de 4 000 euros maximum par salarié en l'absence de document unique au sein de l'entreprise. Sur le plan pénal, l'article R4741-1 du Code du travail prévoit également une contravention de 5e classe pouvant aller jusqu'à 1 500 € pour une personne physique, et jusqu'à 3 000 € en cas de récidive.</p><p><br></p><p><b>Les deux risques majeurs du métier de chauffeur livreur</b></p><p><br></p><p>Le port de colis est une des tâches les plus répétitives au cours de la journée de travail d'un chauffeur livreur, et en conséquence, une de celles qui tend le plus à être banalisée. C'est pourtant elle qui provoque le plus d'accidents du travail au sein du secteur, et qui use durablement les organismes. Pour un chauffeur livreur, les manutentions sont différentes de celles effectuées par d'autres professions (ex : magasinier) sur deux points principaux. D'abord, le poids du colis n'est pas connu à l'avance : il est découvert au moment où le chauffeur livreur soulève la charge, ce qui l'empêche d'adapter sa posture avant l'effort. Ensuite, pour les colis lourds et volumineux, les prises sont généralement mauvaises, car la plupart des cartons d'expédition n'ont pas de poignée, en plus d'être parfaitement lisses et donc glissants. Sur le long terme, cela entraîne le développement de troubles musculo-squelettiques (TMS) : lombalgies, hernies discales, tendinopathies de l'épaule et syndrome du canal carpien des poignets.</p><p><br></p><p>Les risques routiers d'un chauffeur livreur ne sont pas de même nature que ceux d'un conducteur poids lourds qui effectue de longues heures de conduite sans jamais s'arrêter. Pour un chauffeur livreur, les risques se jouent principalement sur de nombreux redémarrages, manœuvres et marches arrière, effectués sur voirie, le plus souvent en ville ou sur de petites routes de campagne, et avec de fortes contraintes horaires fixées par les tournées. Le stationnement se fait rarement dans des conditions idéales, ce qui oblige à descendre côté circulation ou à traverser la chaussée avec un colis dans les bras. À cela s'ajoutent encore les distracteurs propres au métier : le terminal de tournée, la recherche d'une adresse, la recherche du colis suivant...</p><p><br></p><p>Quelques chiffres (transport routier de marchandises, données 2026 de l'INRS et de l'Assurance Maladie) :</p><p>- Plus de 3 000 000 de journées de travail perdues par an dans ce secteur.</p><p>- 100 jours d'arrêt en moyenne par accident du travail et 309 jours par maladie professionnelle.</p><p>- 54 % des accidents du travail sont causés par des manutentions manuelles, et 32 % par des chutes (de hauteur ou de plain-pied).</p><p>- 9 accidents sur 10 ont lieu camionnette à l'arrêt.</p><p>- Avec les accidents de trajet, les accidents routiers sont à l'origine d'environ 30 % de l'ensemble des accidents mortels en rapport avec le travail (INRS).</p><p><br></p><p><b>Les unités de travail</b></p><p><br></p><p>Pour une entreprise de livraison, nous retenons quatre unités de travail, pour un total de 26 situations à risque : la tournée de livraison, le contact clientèle, le secrétariat / l'administration, et les locaux de travail.</p><p><br></p><p><b>Les équipements de protection collective adaptés :</b></p><p><br></p><p>Parmi les EPC existants et qui permettent de se protéger efficacement des risques pour les chauffeurs livreurs, on retrouve notamment :</p><p>- Des aides à la manutention transportables dans la camionnette (ex : diable pliant, chariot de livraison, transpalette), permettant de supprimer le port manuel des colis les plus lourds.</p><p>- Un hayon élévateur sur les camionnettes dont le plancher est haut, afin de supprimer la descente des colis à bout de bras.</p><p>- Des marchepieds antidérapants pour accéder à la cabine et à la cellule de chargement, avec l'application de la règle des trois points d'appui lors de chaque montée et de chaque descente.</p><p>- Une cloison de séparation entre la cabine et la cellule de chargement, complétée par un système d'arrimage adapté aux colis transportés.</p><p>- Des aides à la marche arrière (ex : caméra de recul, radar de recul) et des rétroviseurs supprimant les angles morts, à adopter sur toutes les camionnettes.</p><p>- Un plan de circulation pour la cour du dépôt, avec des chemins piétons et des voies dédiées aux véhicules, afin de séparer piétons / camionnettes.</p><p><br></p><p><b>Les équipements de protection individuelle adaptés :</b></p><p><br></p><p>Parmi les EPI existants et qui permettent de se protéger efficacement des risques pour les chauffeurs livreurs, on retrouve notamment :</p><p>- Des chaussures de sécurité à semelle antidérapante (Type EN ISO 20345), pour la protection des pieds lors des manutentions et pour l'adhérence sur les différents revêtements de sols.</p><p>- Des gants de protection contre les risques mécaniques (Type EN 388), pour toute manipulation de colis présentant des risques de coupure ou de pincement (ex : cerclages plastiques, agrafes de cartons, palettes).</p><p>- Des vêtements de travail de haute visibilité ou un gilet fluo (Type EN ISO 20471), à porter pour toute intervention sur la voie publique et/ou en bordure de voirie.</p><p>- Des vêtements de protection contre les intempéries et adaptés aux différentes conditions météorologiques (pluie / vent / froid / forte chaleur).</p><p><br></p><p>Le détail approfondi des risques par unité de travail (tournée de livraison, contact clientèle, secrétariat / administration, locaux de travail) ainsi que les images d'exemples de document unique pour chauffeur livreur sont disponibles dans la version complète de cet article sur notre page : <a href="https://www.document-unique-facile.com/document-unique-chauffeur-livreur-guide-et-modele-a-telecharger" target="_blank">https://www.document-unique-facile.com/document-unique-chauffeur-livreur-guide-et-modele-a-telecharger</a></p> ]]></description>
                                    <category>Entrepreneuriat</category>
                                    <category>Création</category>
                                    <category>Technologies de l’industrie</category>
                                <guid>https://www.dumetier.org/publications/duerp-chauffeur-livreur-les-risques-majeurs-a-evaluer</guid>
                <pubDate>Tue, 13 Oct 2026 10:51:04 +0200</pubDate>
            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[DUERP chaudronnerie : les risques majeurs à évaluer]]></title>
                <link>https://www.dumetier.org/publications/duerp-chaudronnerie-les-risques-majeurs-a-evaluer</link>
                <description><![CDATA[ <a href="https://www.dumetier.org/publications/duerp-chaudronnerie-les-risques-majeurs-a-evaluer"><img src="https://www.dumetier.org/storage/book/2026/10/13/1791881685-evaluationrisqueschaudronnerie.jpg" ></a></br><p>En chaudronnerie, une même feuille de métal passe entre les mains du même salarié, du premier trait de traçage jusqu'à la pose chez le client, en passant par la découpe à la cisaille ou à la scie, le pliage et le roulage qui lui donnent du volume, l'assemblage au poste à souder, le meulage et le redressage des cordons, puis l'élingage de la pièce terminée pour la sortir de l'atelier. Les risques les plus fréquents qui en découlent sont donc : des écrasements de mains sur les machines qui mettent le métal en forme, des sectionnements sur les machines de découpe (ex : cisaille guillotine, scie à ruban), l'exposition continue à des niveaux de bruit élevés, l'inhalation des fumées dégagées par le soudage et l'oxycoupage, des brûlures au contact du métal chaud, les projections de particules métalliques sur le corps voire dans les yeux, et la manutention de tôles et de profilés lourds et encombrants. Tous ces risques doivent figurer dans le document unique, selon les articles L4121-3 et R4121-1 du Code du travail.</p><p><br></p><p><b>À partir de quand me faut-il un document unique pour ma chaudronnerie ?</b></p><p><br></p><p>Dès qu'une chaudronnerie emploie au minimum un salarié, et quel que soit son contrat de travail (CDI, CDD, intérim, apprentissage, stage hors stage d'observation), elle doit posséder un document unique d'évaluation des risques professionnels. Un chaudronnier indépendant qui exerce absolument seul, sans aucun salarié, n'est pas concerné par le document unique.</p><p><br></p><p>Depuis le 27 juin 2026, l'administration du travail peut prononcer une amende administrative de 4 000 euros maximum par salarié en l'absence de document unique au sein de l'entreprise. Sur le plan pénal, l'article R4741-1 du Code du travail prévoit également une contravention de 5e classe pouvant aller jusqu'à 1 500 € pour une personne physique, et jusqu'à 3 000 € en cas de récidive.</p><p><br></p><p><b>Les deux risques majeurs du métier de chaudronnier</b></p><p><br></p><p>Avec le temps et l'habitude, les chaudronniers perçoivent de moins en moins les risques liés au travail en atelier (ex : plier une tôle, la passer à la rouleuse, etc.) tant cela constitue des opérations courantes. Pourtant, les machines qui mettent le métal en forme sont à l'origine des accidents les plus mutilants du secteur de la chaudronnerie. Pour plier, rouler, cintrer ou emboutir, il faut présenter la pièce à la main, la maintenir en position, et parfois l'accompagner lors du travail de la machine. Les mains de l'opérateur se trouvent donc dans la zone de travail au moment où la machine exerce toute sa force. Les dommages qui peuvent en résulter sont des hématomes, des fractures multiples, des sectionnements et des amputations de doigts / de main. Les presses mécaniques et hydrauliques pour le travail à froid des métaux, chargées à la main en production, doivent faire l'objet d'une vérification générale périodique tous les trois mois (arrêté du 5 mars 1993, pris en application de l'article R.4323-23 du Code du travail).</p><p><br></p><p>Dans une chaudronnerie, la présence de niveaux de bruit élevés est une évidence pour tout le monde. C'est le seul danger de l'atelier qui va produire des dommages insidieux, sans douleur, sans fait marquant, au fil du temps, sans que la personne concernée ne s'en aperçoive, avant qu'il ne soit trop tard. Dans une chaudronnerie, le bruit a une particularité : il ne vient pas seulement des machines, il vient aussi de la matière. Une tôle d'acier vibre et transmet les bruits dès qu'on la frappe, qu'on la redresse, qu'on la meule, qu'on la perce ou qu'on la met en place. Le Code du travail fixe trois seuils, selon l'article R.4431-2 : à partir de 80 dB(A) sur huit heures, l'employeur met des protecteurs auditifs à disposition ; à partir de 85 dB(A), leur port devient obligatoire ; enfin, 87 dB(A) constituent la valeur limite d'exposition à ne jamais dépasser (port d'EPI compris). La surdité professionnelle est reconnue au titre du tableau n° 42 des maladies professionnelles du régime général.</p><p><br></p><p>Quelques chiffres (métallerie et travail des métaux, données 2026 de l'INRS et de l'Assurance Maladie) :</p><p>- Plus de 600 000 journées de travail perdues par an pour accident du travail ou maladie professionnelle.</p><p>- 102 jours d'arrêt en moyenne par accident du travail, et 296 jours par maladie professionnelle, soit près de dix mois consécutifs.</p><p>- 54 % des accidents sont causés par des manutentions manuelles, et 17 % par des outils à main.</p><p><br></p><p><b>Les unités de travail</b></p><p><br></p><p>Pour une chaudronnerie, nous retenons cinq unités de travail, pour un total de 32 situations à risque : sur le chantier, en déplacement, contact avec les clients, secrétariat / administratif, et environnement de travail.</p><p><br></p><p><b>Les équipements de protection collective adaptés :</b></p><p><br></p><p>Parmi les EPC existants et qui permettent de se protéger efficacement des risques en chaudronnerie, on retrouve notamment :</p><p>- Des dispositifs de protection sur chaque machine (ex : barrage immatériel sur la plieuse, protecteur mobile verrouillé sur la scie à ruban, carter sur le touret à meuler), que l'on interdira formellement au personnel de retirer pour quelque raison que ce soit.</p><p>- Des dispositifs d'arrêt d'urgence accessibles rapidement et à une main sur le devant de chaque machine fixe, ainsi que des moyens de consignation permettant de mettre la machine hors énergie avant toute intervention.</p><p>- Des supports et des aides à la présentation des pièces (ex : table à billes, servante réglable, suiveur de tôle, butée arrière), afin que les mains n'aient plus à maintenir la pièce dans la zone de travail de la machine.</p><p>- Une aspiration localisée à chaque poste de soudage (ex : bras aspirant articulé, torche aspirante, table aspirante), complétée par une ventilation générale de l'atelier.</p><p>- Un traitement acoustique du bâtiment et un encoffrement des machines les plus bruyantes, seule manière de faire baisser le niveau sonore pour tous.</p><p>- Des moyens de manutention mécanique adaptés aux pièces produites (ex : pont roulant, palan, table élévatrice, retourneur, ventouses de levage, chariot à tôles), avec les vérifications périodiques correspondantes.</p><p><br></p><p><b>Les équipements de protection individuelle adaptés :</b></p><p><br></p><p>Parmi les EPI existants et qui permettent de se protéger efficacement des risques en chaudronnerie, on retrouve notamment :</p><p>- Des chaussures de sécurité à embout de protection et semelle anti-perforation (Type EN ISO 20345), contre les écrasements et les perforations provoqués par les chutes de tôle et de métal au sol.</p><p>- Des gants de protection contre les risques mécaniques (Type EN 388) pour la manutention des tôles et le travail avec les outils à main (le port de gants reste à proscrire sur toutes les machines dotées d'organes en rotation, du fait des risques de happement).</p><p>- Des lunettes de protection ou un écran facial (Type EN 166) pour toute tâche présentant des risques de projection de matière dans les yeux, à porter également par les personnes présentes à proximité.</p><p>- Des protections auditives (Type EN 352) de différents types (ex : casque antibruit, bouchons d'oreilles, arceau), choisies après avis des salariés concernés et du médecin du travail.</p><p>- Un masque de soudage à obscurcissement automatique, une veste et un tablier de soudeur ignifugés, des guêtres, ainsi que des gants de soudeur contre les risques thermiques (Type EN 12477).</p><p>- Un appareil de protection respiratoire à ventilation assistée pour les opérations de soudage les plus émettrices de fumées, ainsi que pour le soudage réalisé à l'intérieur d'une capacité.</p><p><br></p><p>Le détail approfondi des risques par unité de travail (fabrication et pose, déplacement, contact clients, secrétariat / administratif, environnement de travail) ainsi que les images d'exemples de document unique pour chaudronnerie sont disponibles dans la version complète de cet article sur notre page : <a href="https://www.document-unique-facile.com/document-unique-chaudronnerie-guide-et-modele-a-telecharger" target="_blank">https://www.document-unique-facile.com/document-unique-chaudronnerie-guide-et-modele-a-telecharger</a></p> ]]></description>
                                    <category>Entrepreneuriat</category>
                                    <category>Création</category>
                                    <category>Technologies de l’industrie</category>
                                <guid>https://www.dumetier.org/publications/duerp-chaudronnerie-les-risques-majeurs-a-evaluer</guid>
                <pubDate>Tue, 13 Oct 2026 10:54:45 +0200</pubDate>
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                    <item>
                <title><![CDATA[DUERP expert-comptable : les risques majeurs à évaluer]]></title>
                <link>https://www.dumetier.org/publications/duerp-expert-comptable-les-risques-majeurs-a-evaluer</link>
                <description><![CDATA[ <a href="https://www.dumetier.org/publications/duerp-expert-comptable-les-risques-majeurs-a-evaluer"><img src="https://www.dumetier.org/storage/book/2026/10/13/1791881790-evaluationrisquesexpertcomptable.jpg" ></a></br><p>Dans un cabinet d'expertise comptable, un même collaborateur gère plusieurs entreprises, du commerçant en entreprise individuelle jusqu'à la PME avec plusieurs dizaines de salariés, en passant par les artisans, les professions libérales et les sociétés civiles immobilières, chacune avec ses propres échéances déclaratives et sa date de clôture. Les risques les plus fréquents qui en découlent sont le travail prolongé sur écran, la position assise prolongée, l'utilisation intensive du clavier d'ordinateur et de la souris, la manutention de dossiers clients et de cartons d'archives, une charge de travail qui se concentre lors des périodes d'échéances fiscales, le télétravail, les déplacements routiers pour se rendre chez les entreprises clientes, l'exposition aux difficultés que rencontrent les clients, et la possibilité d'être victime d'incivilités voire d'agressions verbales. Tous ces risques doivent figurer dans le document unique, selon les articles L4121-3 et R4121-1 du Code du travail.</p><p><br></p><p><b>À partir de quand me faut-il un document unique pour mon cabinet d'expertise comptable ?</b></p><p><br></p><p>Dès qu'un cabinet d'expertise comptable emploie au minimum un salarié, et quel que soit son contrat de travail (CDI, CDD, alternance, stage hors stage d'observation), il doit posséder un document unique d'évaluation des risques professionnels.</p><p><br></p><p>Depuis le 27 juin 2026, l'administration du travail peut prononcer une amende administrative de 4 000 euros maximum par salarié en l'absence de document unique au sein de l'entreprise. Sur le plan pénal, l'article R4741-1 du Code du travail prévoit également une contravention de 5e classe pouvant aller jusqu'à 1 500 € pour une personne physique, et jusqu'à 3 000 € en cas de récidive.</p><p><br></p><p><b>Les deux risques majeurs du métier de comptable</b></p><p><br></p><p>Certains dirigeants de cabinet d'expertise comptable peuvent penser que la pression des échéances est une composante normale du métier de comptable, qui s'impose de par le calendrier fiscal, et sur laquelle il n'y a pas de nécessité d'intervenir. Pourtant, cela constitue bien un danger professionnel à part entière, à évaluer et à inscrire dans le document unique. Dans un cabinet d'expertise comptable, la charge de travail ne provoque pas d'accidents spectaculaires, mais elle use, insidieusement, sans faire de bruit. Pour les cabinets qui emploient des cadres au forfait annuel en jours, il existe une obligation de suivi de la charge de travail, et l'obligation d'établir un entretien portant sur l'articulation entre vie professionnelle et vie personnelle. Le droit à la déconnexion est quant à lui garanti par le 7° de l'article L.2242-17 du Code du travail.</p><p><br></p><p>Peu de collaborateurs considèrent que travailler depuis chez soi constitue une situation à risque, tant cela est devenu courant suite à l'épidémie de coronavirus. Pourtant, un poste de travail installé au domicile du salarié prive tout employeur de moyen d'action directe sur celui-ci, alors que sa responsabilité en matière de sécurité reste engagée. L'article L.1222-9 du Code du travail pose que l'accident survenu sur le lieu où est exercé le télétravail, pendant l'exercice de l'activité professionnelle, est présumé être un accident du travail. Les dangers en télétravail ne diffèrent pas de ceux rencontrés en présentiel : ce sont les mêmes qu'au bureau, mais sur un poste de travail qui est rarement aussi bien équipé. À titre d'exemple, un ordinateur portable posé sur une simple table de cuisine impose au collaborateur de travailler tête baissée vers son écran, ce qui augmente les risques de développer des cervicalgies. S'y ajoutent les risques liés à l'isolement et à la disparition de la frontière travail / vie personnelle.</p><p><br></p><p>Quelques chiffres (baromètre santé 2025 des cabinets d'expertise comptable, CEG et Malakoff Humanis) :</p><p>- 61 % des salariés de cabinets déclarent ressentir régulièrement, voire très régulièrement, une pression liée aux échéances.</p><p>- 92 % se disent sujets au stress au travail, et parmi eux, 69 % en ressentent régulièrement des symptômes physiques.</p><p>- 71 % pensent régulièrement au travail la nuit.</p><p>- 78 % des professionnels interrogés n'ont jamais fait appel à un professionnel de santé pour évoquer ces questions liées à leur travail.</p><p>- 35 % des dirigeants de cabinets travaillent le soir et les week-ends, et ce plusieurs fois par semaine.</p><p><br></p><p><b>Les unités de travail</b></p><p><br></p><p>Pour un cabinet d'expertise comptable, nous retenons six unités de travail, pour un total de 23 situations à risque : comptabilité, administration et secrétariat, contact clientèle, déplacements routiers, environnement de travail et locaux de travail.</p><p><br></p><p><b>Les équipements de protection collective adaptés :</b></p><p><br></p><p>Parmi les EPC existants et qui permettent de se protéger efficacement des risques en cabinet d'expertise comptable, on retrouve notamment :</p><p>- Des sièges de bureau entièrement réglables (ex : hauteur d'assise, profondeur d'assise, soutien lombaire, hauteur et écartement des accoudoirs), afin que chacun puisse régler son poste de travail en fonction de sa morphologie.</p><p>- Des écrans externes, réglables en hauteur et en inclinaison, placés perpendiculairement aux fenêtres pour éviter les reflets et l'éblouissement.</p><p>- Des supports pour ordinateur portable, accompagnés d'un clavier et d'une souris externes, y compris pour le poste de télétravail.</p><p>- Un éclairage suffisant et non éblouissant, complété par des rideaux / stores permettant de maîtriser l'apport de lumière naturelle au fil de la journée.</p><p>- Des rayonnages d'archives ancrés au mur ou au sol, avec charge admissible affichée et respectée (les cartons les plus lourds devront être placés en bas et les plus légers en haut).</p><p>- Des espaces permettant de s'isoler du bruit pour les appels et les rendez-vous en visioconférence.</p><p><br></p><p><b>Les équipements de protection individuelle adaptés :</b></p><p><br></p><p>Parmi les EPI existants et qui permettent de se protéger efficacement des risques en cabinet d'expertise comptable, on retrouve notamment :</p><p>- Des gants de protection contre les risques mécaniques (Type EN 388) pour la manutention de lourds cartons d'archives.</p><p>- Un gilet de haute visibilité (Type EN ISO 20471) à conserver dans chaque véhicule de déplacement, en cas d'immobilisation sur la voie publique et/ou en bordure de voirie.</p><p>- Des chaussures fermées à semelle antidérapante pour les interventions dans les locaux des clients (chaussures de sécurité Type EN ISO 20345 si le site du client l'exige).</p><p><br></p><p>Le détail approfondi des risques par unité de travail (comptabilité, administration et secrétariat, contact clientèle, déplacements routiers, environnement de travail, locaux de travail) ainsi que les images d'exemples de document unique pour cabinet d'expertise comptable sont disponibles dans la version complète de cet article sur notre page : <a href="https://www.document-unique-facile.com/document-unique-expert-comptable-guide-et-modele-a-telecharger" target="_blank">https://www.document-unique-facile.com/document-unique-expert-comptable-guide-et-modele-a-telecharger</a></p> ]]></description>
                                    <category>Entrepreneuriat</category>
                                    <category>Création</category>
                                    <category>Technologies de l’industrie</category>
                                <guid>https://www.dumetier.org/publications/duerp-expert-comptable-les-risques-majeurs-a-evaluer</guid>
                <pubDate>Tue, 13 Oct 2026 10:56:30 +0200</pubDate>
            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[DUERP bar café : les risques majeurs à évaluer]]></title>
                <link>https://www.dumetier.org/publications/duerp-bar-cafe-les-risques-majeurs-a-evaluer</link>
                <description><![CDATA[ <a href="https://www.dumetier.org/publications/duerp-bar-cafe-les-risques-majeurs-a-evaluer"><img src="https://www.dumetier.org/storage/book/2026/10/13/1791881899-evaluationrisquesbarcafe.jpg" ></a></br><p>Dans un bar - café, une journée de travail va de l'ouverture au petit matin jusqu'à la fermeture en soirée. Durant ce laps de temps, le personnel assure le service des cafés et des autres boissons au comptoir, le service en salle et en terrasse en portant des plateaux chargés, s'occupe de débarrasser les tables et de faire la plonge, d'encaisser les clients, puis de nettoyer les locaux une fois le dernier client parti. Les risques les plus fréquents qui en découlent sont des chutes de plain-pied sur des sols rendus glissants, des coupures par contact avec du verre brisé, des brûlures au contact du percolateur et des liquides chauds, la manutention de fûts, de casiers de bouteilles et de sacs de glaçons, la station debout prolongée derrière le comptoir, l'exposition aux produits d'entretien, des horaires atypiques, et la possibilité d'être victime d'incivilités voire d'agressions (ex : client alcoolisé). Tous ces risques doivent figurer dans le document unique, selon les articles L4121-3 et R4121-1 du Code du travail.</p><p><br></p><p><b>À partir de quand me faut-il un document unique pour mon bar - café ?</b></p><p><br></p><p>Dès qu'un bar - café emploie au minimum un salarié, et quel que soit son contrat de travail (CDI, CDD, saisonnier, extra, apprentissage, stage hors stage d'observation), il doit posséder un document unique d'évaluation des risques professionnels. Un gérant de bar - café qui exerce absolument seul, sans aucun salarié, n'est pas concerné par l'obligation d'avoir un document unique.</p><p><br></p><p>Depuis le 27 juin 2026, l'administration du travail peut prononcer une amende administrative de 4 000 euros maximum par salarié en l'absence de document unique au sein de l'entreprise. Sur le plan pénal, l'article R4741-1 du Code du travail prévoit également une contravention de 5e classe pouvant aller jusqu'à 1 500 € pour une personne physique, et jusqu'à 3 000 € en cas de récidive.</p><p><br></p><p><b>Les deux risques majeurs du métier de barman et de serveur</b></p><p><br></p><p>Avec le temps et l'habitude, les barmans et les serveurs perçoivent de moins en moins les risques liés à la manipulation du verre. Pourtant, le verre brisé est à l'origine des accidents les plus handicapants pour les bars - cafés, parce qu'il touche quasi systématiquement les mains, outil de travail principal du personnel. Il existe trois situations propres au métier dans lesquelles le verre brisé devient indétectable, et ce sont celles qui produisent les blessures les plus profondes. La première est l'eau de plonge : la mousse et l'eau trouble masquent totalement la présence potentielle de tessons au fond du bac. La deuxième est le bac à glace : si un verre est utilisé comme pelle à glace et qu'il s'ébrèche, les éclats se mêlent aux glaçons et deviennent impossibles à repérer. La troisième est la verrerie ébréchée remise en service : un verre dont le bord est simplement écaillé ne se voit pas facilement, et coupe la main qui le saisit. Les dommages qui peuvent en résulter vont des plaies superficielles aux plaies profondes avec section de tendons et de nerfs, provoquant une perte de mobilité et de sensibilité des doigts, parfois définitive.</p><p><br></p><p>Certains peuvent penser que l'agressivité d'un client relève de son seul comportement, et que le gérant d'un bar - café n'a aucune emprise sur ce sujet. Ce danger présente une particularité propre au bar - café : en vertu de l'article R.3353-2 du Code de la santé publique, les débitants de boissons ont interdiction de donner à boire à des personnes manifestement ivres, ou même de les recevoir dans leur établissement. L'article L.3342-1 interdit quant à lui la vente et le don de boissons alcoolisées aux mineurs. Autrement dit, c'est bien le barman ou le serveur qui doit refuser de servir, et contrôler l'âge de son interlocuteur. Or, le refus est précisément ce qui tend à déclencher des situations de tension et d'agressivité. L'alcool, en levant les inhibitions, peut alors transformer ce qui serait une simple contrariété en agression verbale, voire physique.</p><p><br></p><p>Quelques chiffres (restauration traditionnelle et hôtellerie, études 2026 de l'Assurance Maladie et de l'INRS) :</p><p>- Près de 2 000 000 de journées de travail perdues par an pour cause d'accident du travail ou de maladie professionnelle.</p><p>- 39 % des accidents sont causés par des manutentions manuelles.</p><p>- 60 jours d'arrêt en moyenne par accident du travail, et 246 jours par maladie professionnelle, soit plus de huit mois consécutifs.</p><p><br></p><p><b>Les unités de travail</b></p><p><br></p><p>Pour un bar - café, nous retenons sept unités de travail, pour un total de 36 situations à risque : le service en salle et/ou terrasse, le service au comptoir, le nettoyage des locaux, la réception de marchandises, le déplacement routier, l'environnement de travail et les locaux de travail.</p><p><br></p><p><b>Les équipements de protection collective adaptés :</b></p><p><br></p><p>Parmi les EPC existants et qui permettent de se protéger efficacement des risques en bar - café, on retrouve notamment :</p><p>- Des revêtements de sol antidérapants dans toutes les zones avec présence potentielle d'eau (ex : comptoir, plonge, salle, sanitaires).</p><p>- Des pelles et balayettes dédiées au ramassage du verre brisé (une derrière le comptoir, une en salle) pour supprimer le ramassage à la main.</p><p>- Une pelle à glace dédiée, pour supprimer l'usage du verre comme pelle à glaçons.</p><p>- Des casiers de trempage et si l'installation le permet, un lave-verres installé à hauteur de buste, afin d'éviter de plonger les mains au fond d'un bac sans visibilité.</p><p>- Des aides à la manutention pour la réserve : diable, monte-fût, rampe de descente, chariot, etc.</p><p>- Un tapis de sol derrière le comptoir, ainsi qu'un siège assis-debout, pour éviter la position debout prolongée.</p><p><br></p><p><b>Les équipements de protection individuelle adaptés :</b></p><p><br></p><p>Parmi les EPI existants et qui permettent de se protéger efficacement des risques en bar - café, on retrouve notamment :</p><p>- Des chaussures fermées à semelle antidérapante, de préférence montantes pour maintenir la cheville.</p><p>- Des gants de protection contre les risques mécaniques (Type EN 388) pour le ramassage du verre brisé, et la sortie du bac à verre.</p><p>- Des gants de protection contre les risques chimiques (Type EN ISO 374), à manchettes longues, pour le nettoyage des locaux et pour la plonge effectuée à la main.</p><p>- Des gants de protection contre la chaleur (Type EN 407) pour la manipulation de la vaisselle brûlante sortant du lave-verres.</p><p>- Un gilet fluo (Type EN ISO 20471) à porter pour les livraisons effectuées sur la voirie ou en bordure de voie publique.</p><p><br></p><p>Le détail approfondi des risques par unité de travail (salle et terrasse, comptoir, nettoyage, réception de marchandises, déplacement routier, environnement de travail, locaux de travail) ainsi que les images d'exemples de document unique pour bar - café sont disponibles dans la version complète de cet article sur notre page : <a href="https://www.document-unique-facile.com/document-unique-bar-cafe-guide-et-modele-a-telecharger" target="_blank">https://www.document-unique-facile.com/document-unique-bar-cafe-guide-et-modele-a-telecharger</a></p><p><br></p> ]]></description>
                                    <category>Entrepreneuriat</category>
                                    <category>Création</category>
                                    <category>Métiers du goût</category>
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                <pubDate>Tue, 13 Oct 2026 10:58:19 +0200</pubDate>
            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[DUERP électricien : les risques majeurs à évaluer]]></title>
                <link>https://www.dumetier.org/publications/duerp-electricien-les-risques-majeurs-a-evaluer</link>
                <description><![CDATA[ <a href="https://www.dumetier.org/publications/duerp-electricien-les-risques-majeurs-a-evaluer"><img src="https://www.dumetier.org/storage/book/2026/10/13/1791882006-evaluationrisqueselectricien.jpg" ></a></br><p>Le métier d'électricien du bâtiment cumule des dangers d'origines électriques évidents, mais aussi des dangers physiques, chimiques, routiers, et même psychosociaux. Les risques les plus fréquents que l'on rencontre dans les entreprises d'électricité sont notamment : l'électrisation voire l'électrocution (ex : absence de consignation, circuit mal repéré sur de vieux tableaux électriques), des chutes de hauteur depuis des escabeaux et des échelles, la manutention de charges lourdes et encombrantes (ex : outillage électroportatif, caisse à outils, tableaux électriques, tourets de câbles électriques), les postures contraignantes (ex : bras au-dessus des épaules, travail à genoux ou allongé dans les combles), l'inhalation de poussières lors des saignées et des perçages (silice, voire amiante dans les bâtiments anciens), et les nombreux trajets routiers dépôt – chantiers – dépôt. Tous ces risques doivent figurer dans le document unique, selon les articles L4121-3 et R4121-1 du Code du travail.</p><p><br></p><p><b>À partir de quand me faut-il un document unique pour mon entreprise d'électricité ?</b></p><p><br></p><p>Dès qu'un artisan électricien emploie au minimum un salarié, et quel que soit le contrat de travail de celui-ci (ex : CDI, CDD, intérim, apprentissage, stage hors stage d'observation), il doit posséder un document unique d'évaluation des risques professionnels. L'artisan électricien qui exerce absolument seul, sans aucun salarié, n'est pas concerné par cette obligation.</p><p><br></p><p>Depuis le 27 juin 2026, l'administration du travail peut prononcer une amende administrative de 4 000 euros maximum par salarié en l'absence de document unique au sein de l'entreprise. Sur le plan pénal, l'article R4741-1 du Code du travail prévoit également une contravention de 5e classe pouvant aller jusqu'à 1 500 € pour une personne physique, et jusqu'à 3 000 € en cas de récidive.</p><p><br></p><p><b>Les deux risques majeurs du métier d'électricien</b></p><p><br></p><p>Avec le temps et à force d'habitude, les électriciens perçoivent de moins en moins les risques liés à l'électricité lorsqu'ils interviennent sur des installations électriques. Pourtant, les conducteurs sous tension restent à l'origine d'accidents très graves et mortels chaque année, notamment du fait qu'aucun sens humain ne permet de détecter leur présence. Il existe trois cas de figure favorisant la survenue d'accident par électrisation / électrocution pour un électricien. Le premier cas de figure est la consignation incomplète : dans un tableau ancien, mal repéré ou modifié au fil des années, le disjoncteur que l'on coupe n'est pas toujours celui qui alimente le circuit sur lequel on intervient. Le deuxième cas de figure intervient lorsque l'on choisit sciemment de travailler sous tension « pour gagner du temps », ou pour ne pas priver le client de courant. Enfin, le troisième cas de figure concerne les installations alimentées par plusieurs sources électriques : panneaux photovoltaïques, batteries de stockage, onduleurs voire groupes électrogènes qui peuvent maintenir une partie de l'installation sous tension, même lorsque le disjoncteur général a été coupé.</p><p><br></p><p>Une chute depuis un escabeau ou une échelle peut être à l'origine d'accidents du travail graves, et ce même si la hauteur de chute est faible. Encore aujourd'hui, ces chutes de hauteur constituent la deuxième cause d'accidents du travail chez les électriciens du bâtiment, juste après les manutentions manuelles. On peut définir trois situations dans lesquelles le travail en hauteur est particulièrement à risque pour tout électricien. La première situation est l'utilisation d'un moyen d'accès inadapté : escabeau trop court qui oblige à monter sur la pointe des pieds sur la dernière marche, mobilier courant utilisé « histoire d'une minute » comme plateforme de travail. La deuxième situation est le travail en force ou en extension : tirer un câble dans une gaine déjà bien remplie, percer le haut d'un mur en béton avec un perforateur tenu à bout de bras. La troisième situation est propre au métier : c'est la secousse consécutive à une électrisation ayant lieu en hauteur. Même si celle-ci est légère, elle tend à provoquer un mouvement réflexe de recul responsable de nombreuses chutes de hauteur.</p><p><br></p><p>Quelques chiffres (entreprises d'électricité de moins de 10 salariés, NAF 4321A, sinistralité 2024 de l'Assurance Maladie publiée par l'IRIS-ST) :</p><p>- Plus de 200 000 journées de travail perdues par an pour cause d'accident du travail, pour un peu plus de 2 000 accidents avec arrêt, soit en moyenne une centaine de jours d'arrêt par accident.</p><p>- 41 % des accidents sont causés par des manutentions manuelles, et 24 % par des chutes de hauteur.</p><p>- Les TMS sont à l'origine de 87 % des maladies professionnelles reconnues.</p><p>- Selon l'INRS, un peu moins d'une dizaine de travailleurs meurent électrocutés chaque année en France.</p><p><br></p><p><b>Les unités de travail</b></p><p><br></p><p>Pour une entreprise d'électricité, nous retenons cinq unités de travail, pour un total de 30 situations à risque : atelier / chantier, secrétariat / administratif, en déplacement, contact avec les clients, et environnement de travail.</p><p><br></p><p><b>Les équipements de protection collective adaptés :</b></p><p><br></p><p>Parmi les EPC existants et qui permettent de se protéger efficacement des risques pour les électriciens, on retrouve notamment :</p><p>- Des dispositifs de consignation (ex : cadenas de condamnation personnels, étiquettes de signalisation), afin de condamner les dispositifs électriques (ex : sectionneur / disjoncteur) pendant toute la durée de l'intervention.</p><p>- Des vérificateurs d'absence de tension (VAT) qu'on contrôlera avant et après chaque consignation via une source de courant (ex : prise électrique 230 V), présents dans chaque véhicule / chaque caisse à outils.</p><p>- Des outils à main isolés 1000 V (Type EN 60900) et des protecteurs isolants (ex : nappes, capots, écrans), afin de travailler en sécurité à proximité des parties restées sous tension.</p><p>- Des moyens d'accès en hauteur adaptés : plateformes individuelles roulantes légères, échafaudages roulants, escabeaux, marchepieds (à privilégier dans cet ordre). L'échelle reste à proscrire en tant que plateforme de travail.</p><p>- Des machines électroportatives avec possibilité de raccordement d'un dispositif d'aspiration à la source (ex : rainureuse raccordée à un aspirateur de chantier), afin de limiter les émissions de poussières lors des saignées et des perçages.</p><p>- Un coffret électrique de chantier équipé de disjoncteurs différentiels 30 mA, assurant la protection des personnes lors de l'utilisation des outils électroportatifs 230 V.</p><p><br></p><p><b>Les équipements de protection individuelle adaptés :</b></p><p><br></p><p>Parmi les EPI existants et qui permettent de se protéger efficacement des risques pour les électriciens, on retrouve notamment :</p><p>- Des gants isolants (Type EN 60903) de classe adaptée à la tension, pour toute opération au voisinage de pièces nues sous tension.</p><p>- Un écran facial de protection contre les arcs électriques (Type EN 166), pour toute opération dans un tableau où subsistent des parties sous tension.</p><p>- Des chaussures de sécurité (Type EN ISO 20345), afin de se protéger des chutes d'objets et des objets tranchants présents au sol sur les chantiers.</p><p>- Des lunettes de protection (Type EN 166) pour toute tâche présentant des risques de projections de matière dans les yeux (ex : perçage, saignée).</p><p>- Un masque respiratoire FFP3 (norme EN 149) pour les saignées et plus largement toute opération relarguant des quantités importantes de poussières.</p><p>- Des genouillères (Type EN 14404) pour le travail à même le sol (ex : pose de prises électriques, de goulottes, ou encore de boîtes de dérivation).</p><p><br></p><p>Le détail approfondi des risques par unité de travail (atelier / chantier, secrétariat / administratif, déplacement, contact clients, environnement de travail) ainsi que les images d'exemples de document unique pour électricien du bâtiment sont disponibles dans la version complète de cet article sur notre page : <a href="https://www.document-unique-facile.com/document-unique-electricien-du-batiment-guide-et-modele-a-telecharger" target="_blank">https://www.document-unique-facile.com/document-unique-electricien-du-batiment-guide-et-modele-a-telecharger</a></p> ]]></description>
                                    <category>Entrepreneuriat</category>
                                    <category>Création</category>
                                    <category>Technologies de l’industrie</category>
                                <guid>https://www.dumetier.org/publications/duerp-electricien-les-risques-majeurs-a-evaluer</guid>
                <pubDate>Tue, 13 Oct 2026 11:00:06 +0200</pubDate>
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                    <item>
                <title><![CDATA[Travail du métal : des opportunités en aéronautique]]></title>
                <link>https://www.dumetier.org/publications/travail-du-metal-des-opportunites-en-aeronautique</link>
                <description><![CDATA[ <a href="https://www.dumetier.org/publications/travail-du-metal-des-opportunites-en-aeronautique"><img src="https://www.dumetier.org/storage/book/images/2026/10/16/1792155545-joshbeechtXJhAFVOHVkunsplash1.jpg" ></a></br> ]]></description>
                                    <category>Entrepreneuriat</category>
                                    <category>Technique</category>
                                    <category>Innovation</category>
                                    <category>Technologies de l’industrie</category>
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                <pubDate>Thu, 23 Jul 2026 15:39:30 +0200</pubDate>
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