Analyse du baromètre ISM/MAAF, avec une entrée artisans de villes / artisans des champs
Baromètre de l’artisanat ISM/MAAF : Artisanat rural, artisanat urbain – juin 2026
1,5 million d'entreprises artisanales actives au 1ᵉʳ janvier 2024, +22 % en cinq ans, deux fois plus vite que la population (+2 %). Sans surprise, l'artisanat d'atelier (BTP, fabrication) se concentre dans les petites communes, celui des services en ville : prix du foncier, disponibilité des zones artisanales, logique classique.

Plus contre-intuitif : le tissu progresse même dans les départements qui perdent des habitants — Vosges (+23 %), Meuse (+21 %), Aisne (+19 %) — alors que Paris et la petite couronne, en croissance démographique, affichent les hausses les plus faibles (Paris +10 %, Hauts-de-Seine +12 %). Mais gardons-nous de la lecture "rempart à la désertification" trop rapide : le BTP, souvent vu comme un métier rural, a pour département le plus spécialisé... la Seine-Saint-Denis (60,7 % des emplois artisanaux salariés).
Sur les métiers eux-mêmes, en top 1 : la très forte croissance des instituts de beauté-onglerie, présents dans 41 % des communes en 2024 contre 30 % en 2019 (+11 pts), un boom porté en partie par l'activité à domicile, pas seulement par l'ouverture de nouveaux salons.
À l'inverse, l'érosion des métiers de bouche n'a rien de nouveau : la boulangerie plafonne autour de 37 % des communes depuis 2014, et la boucherie-charcuterie recule sans interruption depuis dix ans (23 % -> 20 %).

Graphique : top/flop des soldes communes réintroduites perdues
Ci-dessous, reprise de la carte en fin d'études de l'ISM/MAAF illustrant les métiers les plus présents en quantité et densité par département, mais avec un focus "métiers en formation chez les Compagnons du Devoir"

Article réalisé avec une forte assistance IA





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