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Harcèlement à l'école et au travail

Harcèlement à l'école et au travail

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par Josselin Clément - Publié Il y a 8 heures
Harcèlement à l'école et au travail

Harcèlement à l'école et au travail : agir tôt pour mieux protéger


Une remarque blessante. Une mise à l'écart. Des moqueries qui se répètent. Qu'il touche un élève, un apprenti ou un salarié, le harcèlement n'est jamais anodin. Derrière des comportements parfois banalisés se cachent des conséquences bien réelles sur la santé, la confiance en soi et le parcours de vie des victimes.


Des chiffres qui interpellent :


Le harcèlement concerne tous les milieux et tous les âges.


À l'école, le dernier baromètre national (DEPP, novembre 2025) montre que 3 % des écoliers, 4 % des collégiens et 2 % des lycéens se trouvent en situation avérée de harcèlement scolaire. Ces situations peuvent avoir un impact durable sur les apprentissages, l'estime de soi et la réussite scolaire. La justice s'en saisit de plus en plus : entre mars 2022, date de création du délit de harcèlement scolaire, et fin 2024, plus de 10 000 affaires ont été enregistrées par les parquets, débouchant sur 240 condamnations.


Au travail, le constat est tout aussi préoccupant. Les situations de harcèlement moral ou sexuel entraînent fréquemment stress, anxiété, perte de confiance, absentéisme et parfois même un éloignement durable de l'emploi. Selon Eurostat, environ 41 % des femmes actives ou ayant travaillé déclarent avoir déjà subi du harcèlement sexuel dans le cadre professionnel, contre 30,8 % en moyenne européenne. Côté harcèlement moral, les études récentes montrent que deux tiers des victimes n'en parlent à personne et que la majorité ne conservent aucune preuve écrite — un frein majeur à leur reconnaissance et à leur prise en charge.


Reconnaître les signaux


Le harcèlement ne se résume pas à une dispute ou à un désaccord ponctuel. Il se caractérise par des agissements visant à dégrader les conditions de vie ou de travail d'une personne.


Quelques signes doivent alerter :


• des moqueries ou humiliations répétées ;

• une mise à l'écart volontaire ;

• des intimidations ou menaces ;

• des propos discriminatoires ou sexistes ;

• du cyberharcèlement via les réseaux sociaux ou la messagerie ;

• une dégradation progressive du bien-être, des résultats ou de la motivation.



Que faire en cas de harcèlement ?


Qu'il survienne à l'école, en entreprise ou dans un centre de formation comme ceux de l'AOCDTF, quelques réflexes s'imposent :


• Ne pas rester seul(e) : en parler à une personne de confiance (proche, collègue, manager, formateur).

• Garder des preuves : messages, mails, captures d'écran, témoignages, dates et faits précis.

• Alerter les personnes ressources : à l'école, l'équipe pédagogique ou le référent harcèlement ; en entreprise ou en centre de formation, les représentants du personnel, le service RH, la médecine du travail ou le CSE.

• Utiliser les dispositifs nationaux : 3018 (harcèlement chez les jeunes), 3020 (harcèlement à l'école), 3919 (violences sexistes et sexuelles), ou le Défenseur des droits.

• En cas de danger immédiat ou d'infraction, un dépôt de plainte reste toujours possible auprès de la police, de la gendarmerie ou du procureur de la République.


Les témoins ont également un rôle essentiel à jouer. Un simple soutien ou un signalement peut permettre d'interrompre une situation avant qu'elle ne s'installe durablement.


À l'AOCDTF, une politique de prévention pour tous


Parce que le respect est une valeur fondamentale, l'AOCDTF porte une attention particulière à la prévention des comportements inappropriés, qu'ils concernent les apprentis, les salariés ou toute personne en relation avec l'association.


Dans cette démarche, une plateforme de signalement est en développement et sera bientôt mise à disposition, que ce soit pour des comportements inappropriés exposant un jeune accueilli ou pour les salariés, témoins ou victimes d'une situation relevant du dispositif de lanceur d'alerte interne. Accessible en toute confidentialité, elle permet de signaler des faits de harcèlement, de discrimination, de violence ou toute autre situation portant atteinte au respect des personnes. 


Au-delà de cet outil, la sensibilisation et l'écoute font partie intégrante des actions à mener au sein de toute structure afin de favoriser un environnement d'apprentissage et de travail serein.


Le saviez-vous ?


Le harcèlement ne concerne pas uniquement la victime.


Il impacte également les témoins, les équipes de travail, les classes et les entreprises. Un climat de confiance favorise l'apprentissage, la coopération et la qualité de vie au travail.

En parler n'est jamais dénoncer : c'est contribuer à protéger chacun et à construire un environnement où le respect, la bienveillance et la dignité trouvent pleinement leur place.




Article paru dans "Le Journal du Ralliement" édition n°8 / septembre 2026;

Ecrit par Josselin CLEMENT, Pôle Santé Sécurité Ergonomie


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Romain Recopé

Il y a 1 heure
Bonsoir, Votre article est intéressant. Dans le harcèlement au travail, il y a aussi le micro - management, le management toxique, les managers misogynes, les managers manipulateurs, les managers qui s’imaginent tout savoir alors qu’ils n’ont pas d’expertises et ne se remettent jamais en question. Pourquoi vous n’en parlez pas dans vos exemples ? Que doit faire un salarié, un apprenti s’il est confronté à ces pratiques ? À qui doit il en parler ? Que risquent ils s’ils parlent ? Seront-ils écoutés et protégés ? C’est quoi l’ AOCDTF ? Qu’est ce que Le Ralliement ?
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